20 janvier 2012
16 janvier 2012
Jeu idiot
Et si on jouait au détournement de proverbes ?
Dans le doute abstiens toi
Dans la soupe mets les doigts.
L’appétit vient en mangeant
Et il augmente en jeûnant.
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
Au royaume des muets, qu’est-ce qu’on a la paix.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron.
C’est en poissant qu’on devient poisson.
C’est en annotant qu’on devient hanneton.
C’est en pelotant qu’on devient peloton.

à vous !...
Dans le doute abstiens toi Dans la soupe mets les doigts.
L’appétit vient en mangeant
Et il augmente en jeûnant.
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
Au royaume des muets, qu’est-ce qu’on a la paix.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron.
C’est en poissant qu’on devient poisson.
C’est en annotant qu’on devient hanneton.
C’est en pelotant qu’on devient peloton.

à vous !...
5 janvier 2012
Jeu idiot
| L'attaque sournoise des grenouilles Huile sur toile 60X72 2011 |
la direction du train
l'âge du conducteur
le nombre de coquelicots
et vous bâtissez une histoire.
Pff! C'est pas dur.
Exemple:
Le conducteur du train d’Aurillac était proche de la retraite et il rêvait déjà de toutes les parties de pêche qu’il allait pouvoir faire. En traversant les champs de coquelicots il pensait à son petit pliant en toile qui l’attendait dans le garage et serait bientôt posé au bord d’un ruisseau à gardons.
Cette ligne, il l’avait faite des centaines de fois, autant dire qu’il avait l’habitude des attaques de grenouilles et ne se tracassait pas trop. D’ailleurs, la compagnie des chemins de fer lui avait fourni un pistolet à pétards, alors…
Il avait déjà senti une secousse sur l’arrière du train et avait une petite idée de ce qui l’avait provoquée, mais comme c’était un homme tranquille, plutôt que de s’inquiéter il préféra compter les coquelicots sur sa droite. Une bonne cinquantaine, estima-t-il en souriant parce que c’était comme lui. Bientôt soixante, et hop ! à moi les gardons. C’est alors qu’une énorme grenouille verte se jeta sauvagement sur la cabine de pilotage. Tu-dieu, marmonna-t-il, voilà qu’elles remettent ça, ces garces.
- Tire-toi de là, fit-il en brandissant son pistolet à pétards. Sinon, gare ! et je m’y connais.
- Coua-coua, ricana la grenouille en s’étalant sur le pare-brise de manière à lui masquer la vue de la voie ferrée.
- Manquait plus que ça ! j’y vois rien, moi.
Comme il ne voulait pas manquer les signaux annonçant le prochain tunnel, il dut actionner le frein vigoureusement.
Schlss ! Coua-coua ! Schlss ! Coua-coua !
Regardant sur sa droite, il vit que les grenouilles du champ de coquelicots s’approchaient du train en quelques bonds. Bigre. Et encore, il n’avait pas remarqué les deux gros mâles embusqués derrière les collines.
La suite de l’histoire serait trop dure pour les âmes sensibles. Sachez seulement qu’entre le rouge du train, le rouge des coquelicots et son propre sang qui coulait abondamment, le malheureux conducteur n’y vit que du bleu.
Voilà, j’ai écrit cette idiotie en une demi-heure. Vous n’allez pas me dire que vous ne pouvez pas faire mieux !
Cette ligne, il l’avait faite des centaines de fois, autant dire qu’il avait l’habitude des attaques de grenouilles et ne se tracassait pas trop. D’ailleurs, la compagnie des chemins de fer lui avait fourni un pistolet à pétards, alors…
Il avait déjà senti une secousse sur l’arrière du train et avait une petite idée de ce qui l’avait provoquée, mais comme c’était un homme tranquille, plutôt que de s’inquiéter il préféra compter les coquelicots sur sa droite. Une bonne cinquantaine, estima-t-il en souriant parce que c’était comme lui. Bientôt soixante, et hop ! à moi les gardons. C’est alors qu’une énorme grenouille verte se jeta sauvagement sur la cabine de pilotage. Tu-dieu, marmonna-t-il, voilà qu’elles remettent ça, ces garces.
- Tire-toi de là, fit-il en brandissant son pistolet à pétards. Sinon, gare ! et je m’y connais.
- Coua-coua, ricana la grenouille en s’étalant sur le pare-brise de manière à lui masquer la vue de la voie ferrée.
- Manquait plus que ça ! j’y vois rien, moi.
Comme il ne voulait pas manquer les signaux annonçant le prochain tunnel, il dut actionner le frein vigoureusement.
Schlss ! Coua-coua ! Schlss ! Coua-coua !
Regardant sur sa droite, il vit que les grenouilles du champ de coquelicots s’approchaient du train en quelques bonds. Bigre. Et encore, il n’avait pas remarqué les deux gros mâles embusqués derrière les collines.
La suite de l’histoire serait trop dure pour les âmes sensibles. Sachez seulement qu’entre le rouge du train, le rouge des coquelicots et son propre sang qui coulait abondamment, le malheureux conducteur n’y vit que du bleu.
Voilà, j’ai écrit cette idiotie en une demi-heure. Vous n’allez pas me dire que vous ne pouvez pas faire mieux !
1 janvier 2012
26 décembre 2011
19 décembre 2011
Jeu idiot: Mère Noëlle
La Mère Noëlle en a marre du machisme. Elle dit qu’on a inventé cette histoire de cheminée uniquement parce qu’elle ne pourrait pas y passer sans filer son collant. D’accord, c’est lui qui descend et met les cadeaux sous le sapin. Le beau rôle, quoi. Mais qui est-ce qui se coltine de charger le traîneau, nourrir les rennes, répondre au courrier ? Hein ? A votre avis ?
Bon, alors, j’invite tout le monde à inventer une autre légende. On laisse le Père Noël se coincer dans la cheminée en décembre, et on dit qu’en juillet c’est la Mère Noëlle qui apporte les cadeaux.
Bon, alors, j’invite tout le monde à inventer une autre légende. On laisse le Père Noël se coincer dans la cheminée en décembre, et on dit qu’en juillet c’est la Mère Noëlle qui apporte les cadeaux.
Jeu : 1) Quel est son moyen de transport ?
2) Par où entre-t-elle dans la maison ?
3) A qui apporte-t-elle des cadeaux ?
4) Pensez-vous en mériter ?
5) Et moi ?
2) Par où entre-t-elle dans la maison ?
3) A qui apporte-t-elle des cadeaux ?
4) Pensez-vous en mériter ?
5) Et moi ?
11 décembre 2011
7 décembre 2011
4 décembre 2011
26 novembre 2011
21 novembre 2011
14 novembre 2011
11 novembre 2011
6 novembre 2011
Jeu idiot
Il ne faut pas confondre:
une carte indéchirable
une carte indéchiffrable
un pot de colle
un lot de molles
un cornet de sorbet
un connard absorbé
un fuseau horaire
un puceau lunaire
un lieu d'aisance
un vieux sans décence
un cône de basalte
une conne en bas-âge
à vous...
une carte indéchirable
une carte indéchiffrable
un pot de colle
un lot de molles
un cornet de sorbet
un connard absorbé
un fuseau horaire
un puceau lunaire
un lieu d'aisance
un vieux sans décence
un cône de basalte
une conne en bas-âge
à vous...
31 octobre 2011
23 octobre 2011
Jeu idiot
Mon araignée au plafond
Hier soir, comme tous les soirs, il y avait une araignée à mon plafond. D’accord, je vous entends déjà ricaner que vous le saviez depuis longtemps que j’avais une araignée au plafond. Mais je vous ferais humblement remarquer que les matins elle n’y est plus. Alors, hein ?
Bon, donc hier soir, comme tous les soirs, je contemplais mon araignée au plafond et me demandais pourquoi je ne la voyais jamais le matin. D’habitude, les araignées, ça s’installe, tisse sa toile, et attend les mouches imprudentes. Je décidai donc de lui poser la question.
Vous allez encore me dire que décidément, l’araignée au plafond, vous voyez bien ce que c’est. Attendez plutôt la suite.
- Dis donc, toi là-haut, je voudrais que tu m’expliques un truc.
Aucune réaction. L’araignée continuait à se lécher les pattes, du moins c’est l’impression qu’elle donnait. Alors, j’insistai.
- Oui, c’est bien à toi que je parle. Je voudrais savoir pourquoi tu es là tous les soirs et jamais le matin.
L’araignée haussa ses huit épaules comme si ma question était idiote.
- C’est pas normal, ajoutai-je pour bien lui montrer que j’avais de la suite dans les idées, c’est pas normal que tu te déplaces sans arrêt.
- Et toi, me répondit-elle avec agacement, tu restes peut-être accrochée au plafond toute la sainte journée !
J’imagine que ce qui vous étonne, c’est que l’araignée m’ait répondu. En gros, les araignées, ça ne parle pas, je sais. Mais moi, ce qui me stupéfia, c’est le bon sens de sa remarque. C’est vrai ça, pourquoi je resterais accrochée au plafond toute la sainte journée ? Vous le faites, vous ? Vous voyez bien. Comme ce serait inconfortable ! Pas moyen de se reposer. Et puis, comment faire pour manger, aller au boulot, se laver les dents ?…
Je repris la conversation, bien décidée à prolonger cet échange fructueux.
- Oui, mais toi, c’est pas pareil. Tu es une araignée quand même.
Elle me lança un regard chargé de mépris et de pitié et me balança avec suffisance:
Bon, donc hier soir, comme tous les soirs, je contemplais mon araignée au plafond et me demandais pourquoi je ne la voyais jamais le matin. D’habitude, les araignées, ça s’installe, tisse sa toile, et attend les mouches imprudentes. Je décidai donc de lui poser la question.
Vous allez encore me dire que décidément, l’araignée au plafond, vous voyez bien ce que c’est. Attendez plutôt la suite.
- Dis donc, toi là-haut, je voudrais que tu m’expliques un truc.
Aucune réaction. L’araignée continuait à se lécher les pattes, du moins c’est l’impression qu’elle donnait. Alors, j’insistai.
- Oui, c’est bien à toi que je parle. Je voudrais savoir pourquoi tu es là tous les soirs et jamais le matin.
L’araignée haussa ses huit épaules comme si ma question était idiote.
- C’est pas normal, ajoutai-je pour bien lui montrer que j’avais de la suite dans les idées, c’est pas normal que tu te déplaces sans arrêt.
- Et toi, me répondit-elle avec agacement, tu restes peut-être accrochée au plafond toute la sainte journée !
J’imagine que ce qui vous étonne, c’est que l’araignée m’ait répondu. En gros, les araignées, ça ne parle pas, je sais. Mais moi, ce qui me stupéfia, c’est le bon sens de sa remarque. C’est vrai ça, pourquoi je resterais accrochée au plafond toute la sainte journée ? Vous le faites, vous ? Vous voyez bien. Comme ce serait inconfortable ! Pas moyen de se reposer. Et puis, comment faire pour manger, aller au boulot, se laver les dents ?…
Je repris la conversation, bien décidée à prolonger cet échange fructueux.
- Oui, mais toi, c’est pas pareil. Tu es une araignée quand même.
Elle me lança un regard chargé de mépris et de pitié et me balança avec suffisance:
- Et alors, tu n’as jamais vu une araignée se laver les dents ?
Que répondre à cela ?
Que répondre à cela ?
20 octobre 2011
15 octobre 2011
8 octobre 2011
Théâtre idiot
Fluctuat, fluctuat... (extrait 5)
Eh! Il faut suivre!
Le mousse: (il s’approche) Quelle affaire, Commandant ?
Le commandant: Quelle affaire, quelle affaire! Tu le sais très bien! Ces vis! Nom de dieu !
Le mousse: Ah! oui, les vis.
Le commandant: (montrant ses chaussures du doigt) Chaussures! (un temps – en colère) Chaussures! (le mousse s’agenouille devant lui, sort un chiffon de sa poche, crache sur les chaussures et les astique – le commandant semble en jouir fortement) Allez, raconte… ces vis, d’où viennent-elles ?
Le mousse: (frottant) Si elles sont neuves, elles viennent de chez un quincailler, si elles ont déjà servi on les a extirpées des trous dans lesquels elles étaient vissées.
Le commandant: Ce n’est pas ce que je te demande, crétin !
Le mousse: Si elles sont neuves, le cas n’est pas intéressant. Éliminons-le. Donc, nous disons qu’elles sont usagées. Pour savoir d’où elles viennent, il faudrait connaître leur longueur. (relevant la tête) De quelle longueur, Commandant ?
Le commandant: (agacé) Ah! quelle importance!
Le mousse: (toujours frottant) Disons, de longueur… indéterminée. Ces vis peuvent provenir d’un appareil quelconque que l’on aura démonté: séchoir à cheveux, machine à coudre, bicyclette…
Le commandant: Après!
Le mousse: Ou bien, elles étaient vissées directement dans une planche, un mur, une pièce métallique…
Le commandant: T’as pas fini, non ? ( en colère) Tu sais parfaitement d’où elles viennent.
Le mousse: Décidons-nous pour… un appareil, ou plutôt un objet métallique. Reste à savoir quel objet. Grand, petit, isolé ou bien faisant partie d’un tout ?
Le commandant: Isolé, sûrement.
Le mousse: Vous avez raison, Commandant. Un petit objet sans doute. Voyons, lequel ?… Un réveil, un rasoir, un couteau de poche particulièrement compliqué, une lampe électrique, une boîte…
Le commandant: Une boîte ?
Le mousse: Boîte à sucre, boîte à outils, coffre, coffret…
Le commandant: Un coffret, c’est ça.
Le mousse: Nous disons un coffret. Bien, à présent, à qui a appartenu ce coffret ?. A Adèle, au marchand de journaux, au docteur, à la comtesse, au comte ?
Le commandant: Au comte , Pourquoi au comte ?
Le mousse: Simple supposition. Il ne faut éliminer aucune possibilité.
Le commandant: Bon, alors va pour le comte.
Le mousse: Eh bien voilà Commandant, j’ai répondu à votre question. Ces vis proviennent d’un coffret qui a appartenu à défunt le Comte de Briffard. (se levant et montrant la place qu’il vient de quitter) A vous maintenant. ( en colère) A vous!
Le commandant: Mais ?…
Le mousse: (il a un geste autoritaire – le commandant s’agenouille à son tour et prend le chiffon) Allez! (le commandant se met à astiquer les chaussures du mousse) Bien. Alors, dites-moi donc, Commandant, comment les vis du coffret du comte sont-elles parvenues entre les mains du marchand de journaux ?
Le commandant: (idiot) Beuh… j’en sais rien.
Le mousse: Commandant, un petit effort, vite !
Le commandant: Le comte a pu donner lui-même les vis au marchand de journaux.
Le mousse: Idiot. Pourquoi le comte aurait-il démonté son coffret pour aller ensuite en donner les vis à un commerçant avec lequel il devait avoir peu de rapports ?
Le commandant: Oui. (pour réfléchir il s’arrête de frotter)) Une tierce personne a peut-être démonté le coffret et porté les vis au marchand de journaux.
Le mousse: Mieux. Mais pourquoi avoir démonté le coffret ?
Le commandant: Parce qu’on ne pouvait plus l’ouvrir. La serrure était bloquée ou la clé égarée.
Le mousse: Vous êtes en progrès, Commandant. Ou la clé était en la possession du comte et celui-ci ne voulait pas la céder.
Le commandant: C’est plutôt ça. En somme, celui qui a démonté le coffret l’a fait contre la volonté du comte.
Le mousse: Oui. Pourquoi ?
Le commandant: Pour le voler. (content de lui) Oui, c’est sûrement ça. Ce coffret devait contenir quelque chose de précieux, de l’argent peut-être, et le voleur qui n’avait évidemment pas la clé a été obligé de le démonter.
Le mousse: Hé là, hé là ! doucement, Commandant. Après tout, ce ne sont que des suppositions. Ces vis peuvent très bien venir d’un briquet que le comte a porté au marchand de journaux pour qu’il le répare.
Le commandant: Ah! non. On est arrivé à quelque chose d’intéressant, ne venez pas tout détruire avec… (se reprenant) Ne détruis pas tout avec ta sale logique.
Le mousse: Et la sixième vis, celle qu’avait Adèle? Vous y avez pensé ?
Le commandant: Oh! Tu me fatigues.
2 octobre 2011
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