Affichage des articles dont le libellé est 6 mes pastiches. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 6 mes pastiches. Afficher tous les articles

19 janvier 2013

La cigale et la fourmi






















                                                           
                                          La cigale ayant fumé tout l’été
                                          Se trouva fort emmerdée
                                         Quand elle se mit à tousser.
                                         Elle alla pleurer, pouh, pouh,
                                         Chez la fourmi, sa nounou.
                                         Prêtez-moi un mouchoir
                                         Donnez-moi du sirop
                                         Je vous donnerai un cigare
                                         Et des petits mégots.
                                         La fourmi n’est pas fumeuse
                                         Elle n’en avait que faire.
                                         Que faisiez-vous de l’air ?
                                         Dit-elle à la pleureuse.
                                         - Nuit et jour à tout venant
                                         Je le fumais, ne vous déplaise.
                                         - Vous le fumiez ? J’en suis fort aise
                                          Eh bien ! toussez maintenant.





4 septembre 2011

Barbe Verte


    Il était une fois un homme fort riche qui ne manquait pas de carrosses tout dorés et de demeures remplies de meubles délicats, de vaisselle d’or et d’argent, de garde-robes regorgeant de merveilles, vous voyez le topo. Seulement voilà, il était affublé d’une barbe verte qui lui donnait un air de moisissure avancée et lui ôtait tout pouvoir de séduction. Cependant il voulait se marier, alors ayant bien tout calculé dans sa tête verte, il invita une dame voisine et ses deux filles, et plusieurs jours durant il les fit profiter de ses richesses jusqu’à ce que la cadette trouve que finalement le vert ne lui allait pas si mal que ça. Le mariage fut vite conclu et chacun semblait y trouver son compte, la chair fraîche pour l’un, la fortune pour l’autre. Bon, mais vous ne l’ignorez pas, bientôt les choses allaient se gâter.
    BarbeVerte annonça à sa jeune épousée qu’il allait s’absenter pendant six semaines et il lui confia les clés de la maison. Libre à elle de trifouiller dans tous les tiroirs à richesses, de manger dans les assiettes en or, de se vêtir de soieries éblouissantes, de se baigner dans les rivières de diamants, mais interdiction formelle d’ouvrir le petit cabinet au fond du couloir.
    Le coup de la tentation.
   Il savait ce qu’il faisait, le bougre. Dès que son horrible barbe verte eut disparu à l’horizon, la jeune écervelée se rua sur la clé du petit cabinet. La curiosité, quel vilain défaut, était trop forte, il fallait qu’elle sache, mettez vous à sa place, ce qu’il y avait dans ce foutu cabinet. Elle introduisit donc la petite clé dans la serrure et… ne me dites pas que vous ne savez pas la suite…ouvrit et… ne vit rien parce que le cabinet était plongé dans le noir. Cependant ses jolis yeux de biche s’étant habitués à l’obscurité, la malheureuse découvrit que le plancher était couvert de sang caillé, et que ce sang provenait des corps de sept femmes égorgées et accrochées au mur.
    Il y a de quoi avoir les jetons, non ?
   Un, je manque m’évanouir et je lâche la clé qui tombe dans le sang caillé. Deux, je me ressaisis un peu, je referme la porte et monte m’allonger sur un douillet sofa. Trois, merde, cette putain de clé est tachée de sang et plus je la nettoie, plus il y en a.
    Et voilà que BarbeVerte revient bien plus tôt que prévu, le fourbe, et voit immédiatement que sa femme lui a désobéi.
    C’est la cata. Il ne peut que l’égorger comme il a fait pour les autres fouines. La malheureuse s’affole. Non!  Non ! Epargnez-moi, je ne le ferai plus et tout le tintouin. Barbe-Verte reste inflexible, elle doit y passer comme les autres . Alors, laissez-moi au moins prier pour ma pauvre âme. O.K., un quart d’heure.
    L’épouse trop curieuse en profite pour rameuter immédiatement la famille. Elle appelle sa sœur, Anne dans le civil, et la charge de surveiller du haut de la tour l’arrivée des frangins. Et commence le fameux refrain : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? L’aînée, un peu bigleuse sans doute voyait que couic et ne savait que répondre comme une andouille : Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. C’était pas ce qu’on lui demandait, et comme BarbeVerte aiguisait son coutelas au bas des marches, ça urgeait.
    Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
    Amène-toi que je te tue.
    Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie.
Comme ça pendant un quart d’heure.
    Bon. A la fin, tout le monde se lasse de cet insoutenable suspense. Les frangins se pointent avec leurs grandes épées, BarbeVerte qui n’avait pas grand chose dans la culotte essaie de s’enfuir, les frangins le rattrapent et lui transpercent la bedaine.


    Moralité : Je viens enfin de comprendre ce qu’est un cabinet de curiosités.

9 juillet 2011

Jeu idiot

Les trois petits cochons








    Vous connaissez les trois petits cochons qui voulaient prendre le large et construire chacun sa maison. Le premier la fit en paille, le deuxième en bois, le troisième (un peu moins con que les autres) en briques. Et le loup, va que je te souffle et que je te resouffle et les deux plus crétins de se réfugier chez le troisième.
   Bon, voilà le loup furibard de ne pouvoir faire s’envoler la maison en briques et se taper le petit salé qu'il avait mis à son menu. Alors il réfléchit et pendant que les trois petits cochons se payent sa tête il va s’enquérir d’une échelle et grimpe sur le toit. Ça finit mal pour lui puisqu’il descend par la cheminée mais tombe dans la marmite d’eau bouillante préparée pour sa venue et se pèle le derrière en hurlant sa rage de loup déchu brutalement de  son statut de dominant.
    Et alors ?
    Imaginons un instant que le troisième petit cochon soit aussi bête que les deux autres et qu’il ait construit sa maison par exemple en fleurs de pissenlits, histoire de mettre une touche jaune dans le paysage. Le loup l’aurait soufflée comme les autres et se serait tapé le petit salé.
    Et alors ?
     Alors le happy-end aurait été pour le loup et tous les petits enfants du monde auraient sangloté en entendant cette fin cruelle.
    Et alors ? C’est pas pire que la grand-mère dans le ventre de l’autre loup et on s’en est bien remis, non ?

      Sondage :  Vous préférez : 1. les petits cochons
                                                      2. le loup
                                                      3. je m’en fous
                                                      4. moi aussi, c’était juste pour écrire une nouvelle idiotie.

8 mai 2011

La grosse sirène


     La grosse sirène était la dernière de la famille et elle avait déjà vu ses cinq sœurs monter à la surface de la mer. Il lui tardait d’avoir quinze ans pour pouvoir à son tour aller voir à quoi ressemblaient les hommes.
     Ce jour arriva enfin et, pouf, pouf, de trois coups de sa grosse queue elle monta jusqu’à la surface et ses yeux émerveillés découvrirent un superbe voilier sur lequel on fêtait l’anniversaire du jeune prince. Dieu ! le bel animal, même s’il avait deux jambes. Mais voici que le temps se gâtât et qu’une tempête aussi violente que soudaine secouât le navire en tous sens. Le jeune prince aux deux jambes bascula par-dessus bord et s’enfonça dans l’eau noire. Hélas ! Aussitôt, pouf, pouf , la grosse queue de la grosse sirène ondula de toutes ses forces pour rejoindre le beau prince qui se trouva ainsi sauvé et déposé sur le rivage.
     La grosse sirène dut retourner au château de son père, le roi de la mer, mais c’en était fait, son gros cœur était pris pour toujours.
     Seulement voilà, comment séduire un prince à deux jambes quand on est une princesse à grosse queue   La malheureuse n'eut d'autre recours que la terrible magie de la sorcière des mers. La vieille chameau accepta de transformer sa queue en jambes, mais exigea comme prix du breuvage magique que la donzelle lui donnât sa langue. Impossible désormais de parler et de chanter. Nantie de ses jambes toutes neuves, la grosse sirène remonta à la surface de la mer où elle retrouva le beau voilier et son beau prince. Elle y fut bien accueillie mais, devenue muette, elle ne put expliquer au prince que c’était elle qui lui avait sauvé la vie. Il ne lui restait pour le séduire qu’à danser et toujours danser, ses bourrelets tressautant gracieusement. Mais comme le lui avait prédit la sorcière, chaque pas était pour elle une torture, c’était comme si ses jolis gros pieds tout neufs marchaient sur des aiguilles de cristal.
     Le prince l’aimait bien, mais pas assez et la grosse sirène savait que s’il ne l’aimait pas d’amour elle ne survivrait pas et serait transformée en écume de mer.
     Et voilà qu’un mauvais jour on amena au prince une jolie princesse, avec de vraies jambes, pour qu’il l’épousât. Et pire encore, il en tomba amoureux et l’épousa tout à fait. Las ! Notre grosse sirène n’eut plus qu’à se jeter dans la mer où elle fut transformée en écume.
    Toute une soupière d’écume.

6 avril 2011

à Edith

Les ados du jour

Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Que compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a des drôles d’ados
Et c’est bien dommage

Ils sont arrivés
Le portable à la main
L’air éberlué
De deux pauvres crétins
Ils ont envoyé
Des textos en pagaille
Le regard allumé
D’un éclair de volaille
        Et moi, j’ai tout vu
        J’ai tout entendu
        Et ça m’a fait mal
        Et ça m’a fait mal

                                            Moi je fais des vers
                                            Au fond des cafés
                                            Je n’ai rien à faire
                                           Qu’à compter les pieds
                                           Mais dans ce bistrot
                                           Laid comme un garage
                                          Y’a que des marmots
                                          Et c’est bien dommage

                         Ils sont repartis
                        Souriant au destin
                        Qui les a choisis
                        Pour jouer les crétins
                        De leur pas nonchalant
                        Ils se sont éloignés
                        Le iPod chantant
                        Aux oreilles rivé
                                     Et moi j’ai tout vu
                                     J’ai tout entendu
                                     Et ça m’a fait mal
                                     Et ça m’a fait mal

Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Qu’à compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a plus de mélo
Et c’est bien dommage



                                Si ça vous dit d'ajouter un couplet...

27 février 2011

Grise-Neige et les sept gros


Miroir, ô mon miroir…
Bla, bla… On connaît, passons au coup de la pomme.
La méchante marâtre, déguisée en paysanne, se présente à la maison des sept gros partis au boulot.
Toc, toc. Ouvrez-moi, belle enfant.
Grise-Neige se méfie un peu quand même. Tous ces démarcheurs à domicile, c’est pénible à la fin.
-  Voyez, mignonne, mes belles pommes si rouges et si brillantes.
-  Un peu trop à mon avis, c’est louche.
La marâtre ne s’attendait pas à tant de méfiance de la part de Grise-Neige si cruche d’habitude.
-  N’ayez crainte, elles sont garanties bio.
-  Bio, mon œil, fit Grise-Neige à la mine de plus en plus grise.
-  Goûtez-les, belle enfant, et vous verrez tout de suite la différence.
Grise-Neige avait le ventre vide parce que les placards des sept gros ne contenaient que de la bière et de la choucroute, ce qui n’était pas à son goût. Cependant, elle hésitait encore et la marâtre commençait à s’énerver.
-  Mes pommes sont tout ce qu’il y a de plus naturel. (Arsenic compris, ajouta-t-elle entre ses dents.) Croquez-en une, bon sang !
Hélas ! La pauvre jeune fille tenaillée par la faim ne résista plus.
Et elle croqua dans la pomme rouge et brillante.
Aussitôt, le poison tordit ses boyaux et fit blêmir sa fraîche mine grise. De grise, Grise-Neige devint blanche, très blanche et elle tomba raide morte.
Et depuis lors, on l’appelle Blanche-Neige.

2 février 2011

La petite fille aux briquets

   La petite fille aux briquets avait froid aux pieds. Elle avait perdu ses tongs et on se gelait dans cette bonne ville de Copenhague la veille de Noël. Elle n’avait pas vendu un seul briquet de toute la journée et n’avait plus un seul petit centime pour s’acheter trois miettes de pain. C’était la misère et le grand désespoir. Pauvre petite fille. Elle s’assit tristement sur le trottoir dans le vague abri d’une encoignure et tira son tee-shirt sur ses genoux tout maigres. L’idée lui vint de se réchauffer les doigts à la flamme d’un briquet. Pauvre petite.
   Clic ! La flamme jaillit, tremblotante dans le froid. Et tout à coup une grande lumière se fit et une étrange image apparut à la petite fille:  une superbe chaudière à condensation lâchant sa vapeur à petites bouffées tranquilles. La fillette commençait à se réchauffer un peu quand la lumière s’éteignit.
   Elle appuya à nouveau sur la molette du briquet. Clic ! Cette fois la flamme lui donna la vision d’un magnifique hamburger débordant de ketchup.  La petite fille allait y mordre à peines dents quand la vision disparut.
   Clic ! Nouveau halo de lumière qui montrait un sapin enluminé de guirlandes de toutes les couleurs et un Père Noël tout bronzé dans un bermuda rouge qui lui moulait bien les fesses et déposant mille cadeaux au pied du sapin. La petite fille tirait déjà sur la ficelle du premier paquet quand la lumière s’éteignit.
   Trop bête quand même. La petite fille en avait marre de ces visions qui n’apparaissaient que pour disparaître. Alors, avec ses dix petits doigts engourdis par le froid elle alluma dix briquets du même coup. Clic ! Clic ! Clic !…
   Oh ! fit-elle, ma tante Adèle !
   Tante Adèle était là en effet, qui souriait à la petite fille aux briquets, qui la prit par la main et l’entraîna avec elle dans son sillon lumineux.
   Le lendemain matin, un adolescent boutonneux découvrit le corps congelé de la petite, affaissé sur un tas de briquets.
   Peuh ! dit-il, tous ces briquets et même pas une clope.
                                                                                                    Anne Marbrun

26 janvier 2011

Le renard et le corbeau

Maître Corbeau à un arbre pendu
   Regardait vers le bas.
Maître Renard sous l’arbre tordu
   Lui sortit son bla-bla.
   «  Eh ! salut, pauvre affreux corbeau,
Que tu es marrant, accroché au rameau
   Sans mentir, si tes trois neurones
   Etaient de jolies pommes
C’est sûr qu’on s’arrêterait pour les mettre au garage. »
A ces mots, le corbeau fait éclater sa rage
   Et pour répondre à cet outrage
Il ouvre un large bec et tombe des branchages.
Le renard se bidonne et dit : « Ecoute, mon pote,
   Je vais dire aux cocottes
Que pas plus que leur vieux coq déplumé
Tu ne sais distinguer un arbre d’un gibet. »
   Le corbeau furieux et courbatu
Jura, mais un peu tard, qu’il ne se pendrait plus.

8 janvier 2011

La chèvre et le loup

-  Il se fait tard, dit le loup, nous recommencerons demain.
-   Mais non, répliqua la chèvre, je ne suis pas fatiguée, je t’assure.
   En bas, Monsieur Seguin bêlait comme un vieux bouc. « Blanquêêêtte ! »
-  Tu vois, dit le loup, il t’attend.
- Laisse-le faire, le désespoir l’amuse.
-  Bon.
   Le loup se résigna. Il se lécha les babines pour essayer de saliver d’envie. Mais c’est difficile de faire semblant quand l’envie est passée.
   La chèvre frottait l’herbe de ses petits sabots vernis.
-  Qu’est-ce que tu attends ? Si je ne bouge pas, je vais avoir froid, moi.
   Le loup la regarda par en-dessous. Celle-ci alors, jamais rassasiée.
   Il prit son grand air méchant, babines retroussées, sourcils froncés, regard jaune impitoyable. Méfie-toi, petite, si tu en veux tu en auras. La chèvre regardait en sifflotant les sapins tellement majestueux avec leurs branches qui descendaient jusqu’à terre. Il détendit brusquement ses muscles bandés et arriva comme un boulet sur la distraite enfant. Sous le coup, elle roula dans l’herbe. Il en profita pour la mordre à l’encolure.
-  Arrête, tu me fais la chatouille, dit Blanquette en se trémoussant.
   Il serra plus fort les mâchoires. Le sang coula sur les poils blancs et soyeux.
   Le vieil imbécile continuait à hurler son désespoir. « Blanquêêête ! rentre vite, petite, la nuit sera bientôt là.
-  Cause toujours, fit Blanquette en se tenant les côtes.
   Le loup qui l’avait lâchée prit un peu de recul pour mieux voir la nouvelle tache rouge qu’il venait de faire. Il était légèrement essoufflé mais ne voulait pas le montrer.
   La chèvre se releva et essaya de lécher sa blessure mais elle n’arrivait qu’à se tordre le cou sans pouvoir l’atteindre.
- Ah ! Ah ! ricana le loup.
    Et sa voix sinistre résonna sous la voûte des grands arbres.
- Tu parles ! dit Blanquette en haussant les épaules, même pas mal.
- Ca m’étonnerait, dit méchamment le loup entre ses dents luisantes.
   La nuit tombait en effet. On entendit une chouette hululer et la brume commençait à monter de la vallée.
- Oh ! Oh ! bêlait Monsieur Seguin.
- Hi ! Hi ! répondait l’écho.
    Le loup en avait vraiment assez  cette fois-ci.
-  Allez, dit-il, on remet ça demain, d’accord ?
-  Tut, tut, fit l’insatiable. Je crois que tu vieillis, toi.
   Le loup n’apprécia pas du tout.
-  Tu l’auras voulu, grogna-t-il.
   Et il se jeta à nouveau sur la chèvre avec la même violence. Il la saisit à la patte et la fit basculer dans les pâquerettes. Blanquette se débattait en gloussant. Elle m’agace, elle m’agace, se disait le loup dans sa tête de loup. La maintenant sous lui, il cherchait dans la fourrure blanche un coin bien sensible mais encore propre. Quand il l’eut trouvé, il serra si fort que le sang lui jaillit dans la bouche et qu’il en eut un grand écœurement, mais il ne lâcha pas. Blanquette gigotait en silence. Elle ne fait plus la maligne, se dit le loup, c’est bon signe.
- Ouh ! Ouh ! s’époumonait le vieil imbécile du fond de la vallée.
   Blanquette cessa de gigoter. Elle était morte.

                                                                                                             Anne Marbrun