16 mai 2011
11 mai 2011
8 mai 2011
La grosse sirène
La grosse sirène était la dernière de la famille et elle avait déjà vu ses cinq sœurs monter à la surface de la mer. Il lui tardait d’avoir quinze ans pour pouvoir à son tour aller voir à quoi ressemblaient les hommes.
Ce jour arriva enfin et, pouf, pouf, de trois coups de sa grosse queue elle monta jusqu’à la surface et ses yeux émerveillés découvrirent un superbe voilier sur lequel on fêtait l’anniversaire du jeune prince. Dieu ! le bel animal, même s’il avait deux jambes. Mais voici que le temps se gâtât et qu’une tempête aussi violente que soudaine secouât le navire en tous sens. Le jeune prince aux deux jambes bascula par-dessus bord et s’enfonça dans l’eau noire. Hélas ! Aussitôt, pouf, pouf , la grosse queue de la grosse sirène ondula de toutes ses forces pour rejoindre le beau prince qui se trouva ainsi sauvé et déposé sur le rivage.
La grosse sirène dut retourner au château de son père, le roi de la mer, mais c’en était fait, son gros cœur était pris pour toujours.
Seulement voilà, comment séduire un prince à deux jambes quand on est une princesse à grosse queue La malheureuse n'eut d'autre recours que la terrible magie de la sorcière des mers. La vieille chameau accepta de transformer sa queue en jambes, mais exigea comme prix du breuvage magique que la donzelle lui donnât sa langue. Impossible désormais de parler et de chanter. Nantie de ses jambes toutes neuves, la grosse sirène remonta à la surface de la mer où elle retrouva le beau voilier et son beau prince. Elle y fut bien accueillie mais, devenue muette, elle ne put expliquer au prince que c’était elle qui lui avait sauvé la vie. Il ne lui restait pour le séduire qu’à danser et toujours danser, ses bourrelets tressautant gracieusement. Mais comme le lui avait prédit la sorcière, chaque pas était pour elle une torture, c’était comme si ses jolis gros pieds tout neufs marchaient sur des aiguilles de cristal.
Le prince l’aimait bien, mais pas assez et la grosse sirène savait que s’il ne l’aimait pas d’amour elle ne survivrait pas et serait transformée en écume de mer.
Et voilà qu’un mauvais jour on amena au prince une jolie princesse, avec de vraies jambes, pour qu’il l’épousât. Et pire encore, il en tomba amoureux et l’épousa tout à fait. Las ! Notre grosse sirène n’eut plus qu’à se jeter dans la mer où elle fut transformée en écume.
Toute une soupière d’écume.
4 mai 2011
1 mai 2011
26 avril 2011
Théâtre idiot
Résumé :
Sur une mer indéterminée et factice, au large ou auprès d’une terre fictive, quatre personnages : le commandant oisif et idiot, la comtesse veuve et nymphomane, le docteur pervers, le mousse sournois et insolent. Des pestiférés fantomatiques traversent de temps à autre le navire dans l’indifférence générale. Une confuse histoire de vis fait planer le doute sur la mort subite du comte.
Le docteur va faire un tour en ville et la comtesse en profite pour essayer de séduire le commandant. Celui-ci part en ville à son tour pour fuir la comtesse qui se rabat sur le mousse.
Le docteur va faire un tour en ville et la comtesse en profite pour essayer de séduire le commandant. Celui-ci part en ville à son tour pour fuir la comtesse qui se rabat sur le mousse.
La comtesse: Figurez-vous, mon cher,que notre docteur est très préoccupé.
Le docteur: (gêné) Mais non, mais non.
La comtesse: (au commandant) A cause de ce que vous lui avez dit tout à l’heure. (geste interrogateur du commandant) Au sujet des vis.
Le commandant: (réalisant) Ah! Les vis. (il se met à rire) Ah! Ah! Les vis. Ah! Ah! Ah!
Le docteur: (agacé) Et bien, quoi ? Qu’est-ce que cela a d’amusant ?
Le commandant: (s’arrêtant avec peine de rire) Oh! Rien. Non, rien.
La comtesse: Voyons, Commandant, faites un effort de mémoire. Combien en avait-il dans sa
main, cinq ou six ? (elle lui parle comme à un enfant- il a l’air de faire un gros effort) Cinq ou
six ? C’est très important.
Le commandant: (il semble réfléchir – on croit qu’il va répondre, puis subitement il traverse
le bateau très vite en montrant quelque chose du doigt) C’est elle ! La voilà, la voilà ! (la
comtesse et le docteur se regardent avec étonnement puis consternation)
La comtesse: On n’en tirera rien.
Le docteur: Sa débilité augmente de jour en jour.
Le commandant: C’est elle, je vous dis, Pégase! C’est Pégase!
La comtesse: Qu’est-ce qu’il dit ? Il voit des chevaux maintenant.
Le commandant: Mais non, Pégase, la constellation!
Le docteur: Bon, très bien, la constellation. Et alors ? Il n’y a pas de quoi faire un tapage
pareil
.
Le commandant: (vexé) Bon, bon, ça va. Je ne dirai plus rien. (pour lui) C’est pourtant autre
chose que les vis du marchand de journaux, mais enfin ! (il hausse les épaules – le mousse
arrive avec verres et carafe sur un plateau et se met à servir)
La comtesse: Ah! (le commandant boude – le docteur sort un cigare)
Le docteur: Allons commandant, ne boudez pas. (le commandant hausse les épaules)
La comtesse: Vous avez trouvé de nouveaux cigares ?
Le docteur: Oui, Comtesse. (il regarde son cigare, le sent, sceptique) Je ne suis pas sûr du résultat
.
Le mousse: (qui a fini de servir) Pégase est en vue.
Le commandant: (bondissant de sa chaise) Ah! Vous voyez !
Le docteur: (impassible) Et bien ?
Le mousse: (très important) Après Pégase ce sera Andromède, et après Andromède…
(geste de fatalité)
Le commandant: (très sombre) Et oui, après Andromède…
La comtesse: (au docteur) Vous comprenez quelque chose, vous ?
Le docteur: Commandant, vous laissez la parole à votre mousse à présent ?
Le commandant: (rêveur) Il sait aussi bien que moi ce que ça veut dire, Andromède.
La comtesse: (ironique) Il a de la chance !
Le docteur: Laissez, laissez. (pendant tout le dialogue suivant, le docteur et la comtesse
seront parfaitement indifférents)
Le mousse: (tenant toujours son plateau vide, regardant droit devant lui) Pégase, ça va
encore. Avec un peu de chance on peut s’en tirer…
Le commandant: (toujours assis, l’air absent) Oui, Pégase, c’est rien. Beaucoup d’autres l’ont
fait avant nous…
Le mousse: Il suffit de passer lentement, sans se faire remarquer….
Le commandant: Dès qu’on aperçoit Sirrah on arrête les moteur, on finit à la voile…
Le mousse; Oui, à la voile, ça passe. Mais Sirrah, c’est la fin de Pégase…
Le commandant: Et le début d’Andromède… (il soupire) Et alors là…
Le mousse: Vous vous souvenez , Commandant… l’année dernière… Eridan…
Le commandant ; (riant légèrement) Oui, Eridan…
Le mousse: On l’avait bien eue !
Le commandant : (rit un peu puis soupire) Ah! Ne parle pas de ça, allez.
Fluctuat, fluctuat (Anne Marbrun) Extrait 3
22 avril 2011
19 avril 2011
15 avril 2011
12 avril 2011
Pierre Peuchmaurd
| Il y a deux ans aujourd'hui mourait Pierre Peuchmaurd |
![]() | |||
| Au même moment paraît cette belle anthologie présentée par Laurent Albarracin et dont Pierre se faisait une joie. |
Vente en librairie ou commandes directes chez l'éditeur:
http:/les.vanneaux.free.fr
Éditions des Vanneaux
64 rue de la Vallée de Crème
60480 Montreuil-sur-Brèche
18 euros port compris6 avril 2011
à Edith
Les ados du jour
Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Que compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a des drôles d’ados
Et c’est bien dommage
Ils sont arrivés
Le portable à la main
L’air éberlué
De deux pauvres crétins
Ils ont envoyé
Des textos en pagaille
Le regard allumé
D’un éclair de volaille
Et moi, j’ai tout vu
J’ai tout entendu
Et ça m’a fait mal
Et ça m’a fait mal
Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Qu’à compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a que des marmots
Et c’est bien dommage
Ils sont repartis
Souriant au destin
Qui les a choisis
Pour jouer les crétins
De leur pas nonchalant
Ils se sont éloignés
Le iPod chantant
Aux oreilles rivé
Et moi j’ai tout vu
J’ai tout entendu
Et ça m’a fait mal
Et ça m’a fait mal
Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Qu’à compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a plus de mélo
Et c’est bien dommage
Si ça vous dit d'ajouter un couplet...
Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Que compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a des drôles d’ados
Et c’est bien dommage
Ils sont arrivés
Le portable à la main
L’air éberlué
De deux pauvres crétins
Ils ont envoyé
Des textos en pagaille
Le regard allumé
D’un éclair de volaille
Et moi, j’ai tout vu
J’ai tout entendu
Et ça m’a fait mal
Et ça m’a fait mal
Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Qu’à compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a que des marmots
Et c’est bien dommage
Ils sont repartis
Souriant au destin
Qui les a choisis
Pour jouer les crétins
De leur pas nonchalant
Ils se sont éloignés
Le iPod chantant
Aux oreilles rivé
Et moi j’ai tout vu
J’ai tout entendu
Et ça m’a fait mal
Et ça m’a fait mal
Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Qu’à compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a plus de mélo
Et c’est bien dommage
Si ça vous dit d'ajouter un couplet...
3 avril 2011
31 mars 2011
29 mars 2011
24 mars 2011
21 mars 2011
Cherche compositeur pour cette chanson
De tu à vous
De tu à vous
Il y a pas loin
Un rendez-vous
Un trois fois rien
On s’est connus
Au Paradis
On s’est revus
On s’est rien dit
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
Faut pas se taire
Quand c’est dans l’air
De toi à moi
C’est plein d’émois
Mais pour le tu
C’est bien foutu
Ta sale façon
De vouvoyer
Ça m’a tuée
M’a fait dire non
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
On n’a pas su
On n’a pas pu
Tu m’as juré
Que dès demain
On s’aimerait
C’était l’matin
Tu m’as perdue
Pour une histoire
De vous et tu
C’était le soir
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
Il faut jamais
Se tuvoyer
De vous à tu
Il a fallu
Que ce soit moi
Qui dise toi
« Si par hasard
Sur l’pont des arts »
On se revoit
Ce s’ra pas moi
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
On s’est aimés
On s’est quittés
NB:Un copyright est déposé.
Je peux essayer d'écrire d'autres chansons à la demande
sur un thème proposé.
De tu à vous
Il y a pas loin
Un rendez-vous
Un trois fois rien
On s’est connus
Au Paradis
On s’est revus
On s’est rien dit
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
Faut pas se taire
Quand c’est dans l’air
De toi à moi
C’est plein d’émois
Mais pour le tu
C’est bien foutu
Ta sale façon
De vouvoyer
Ça m’a tuée
M’a fait dire non
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
On n’a pas su
On n’a pas pu
Tu m’as juré
Que dès demain
On s’aimerait
C’était l’matin
Tu m’as perdue
Pour une histoire
De vous et tu
C’était le soir
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
Il faut jamais
Se tuvoyer
De vous à tu
Il a fallu
Que ce soit moi
Qui dise toi
« Si par hasard
Sur l’pont des arts »
On se revoit
Ce s’ra pas moi
Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
On s’est aimés
On s’est quittés
NB:Un copyright est déposé.
Je peux essayer d'écrire d'autres chansons à la demande
sur un thème proposé.
17 mars 2011
16 mars 2011
15 mars 2011
Meuh !
Meuh, dit la vache.
Bêe, dit la chèvre.
Coin-coin, dit le canard.
, dit le poisson.
Tic-tac, dit l'horloge.
Bon, ça suffit comme ça, les idioties. Alors, passons à d'autres, plus grosses encore.
Toc-toc, dit le tocard.
Glou-glou, dit le glouton.
Gla-gla, dit le gladiateur.
Frou-frou, dit le froussard.
Tagada, dit le tagueur.
A vous... (dit l'avoué)
12 mars 2011
Jeu idiot pour président
Quand j’étais petite j’avais plein de choses à faiser.Il fallait que je busse mon café au lait avant même que le soleil luisît puis que je fisse ma toilette rapidement. Après, je devais attendre que mon père fût parti au travail et que ma mère eût quitté la salle de bain pour commencer le ménage.
En réalité, les choses ne se passaient pas toujours comme cela. Je me souviens d’un jour où mon père partit légèrement en retard et où je pus donc m’accorder un petit délai. Je regardais par la fenêtre ouverte quand un oiseau vint se poser sur une branche d’un arbre proche. Aux pépiements qui sortaient du feuillage je compris que l’oiseau était là pour nourrir ses petits. En effet, je le vis bientôt qui pénétrait sous les feuilles et espérai qu’il distribuât quelques vermisseaux, mais aux criailleries qui s’élévassaient de plus en plus je doutai qu’ils fussent rassasiés. Un autre oiseau adulte s’approcha de l’arbre, mais soit qu’il eût oublié sa mission, soit qu’un autre lui eût dérobé son chargement, il fit demi-tour et se posa à terre, près d’une flaque. Il fallait peut-être qu’il bût avant de repartir au ravitaillement. Je craignais que les petits restassent affamés et aurais préféré qu’ils naquissent un seul à la fois.
Sur ce, ma mère sortit de la salle de bain et ordonna que j’écrevisse à ma grand-mère avant de me mettre au ménage.
N.B. Ma propre enfance n’a rien à voir avec ce récit idiot.
Jeu : Combien de verbes au passé-simple ?
Combien de verbes à l’imparfait du subjonctif ?
Combien de verbes au plus-que-parfait du subjonctif ?
Combien d’idioties ?
Profs de lettres, laissez aux autres deux jours pour répondre, qu’on rigole.
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