10 septembre 2012
24 août 2012
8 juillet 2012
15 juin 2012
20 mai 2012
12 mai 2012
8 mai 2012
26 avril 2012
21 avril 2012
Théâtre idiot
Fluctuat, fluctuat...
(extrait 8)
Le docteur : (au mousse, très détaché) Dites-moi, garçon, pourquoi le commandant ne descend-il pas ?
Le mousse : Il vous l’a dit, il est très occupé.
Le docteur : (après un temps) Oui, mais jusque là, tous les matins, il est venu passer un moment avec nous sur le pont.
Le mousse : (agacé) Jusque là oui, aujourd’hui non.
Le docteur : Pourquoi ? (le mousse ne répond pas – il a seulement un regard mauvais) De… demandez-lui quand même de venir.
La comtesse : Oui, demandez-lui.
Le mousse : Parce que vous croyez que je n’ai que ça à faire.
La comtesse : (intimidée) Non, mais… (avec beaucoup de gentillesse) Demandez-lui.
Le mousse : S’il vous plaît.
La comtesse : S’il vous plaît.
Le mousse : (suffisant) Je vais voir ce que je peux faire. (il s’approche de la passerelle) Commandant ! Le docteur et la comtesse souhaiteraient que vous vinssiez sur le pont. (le docteur et la comtesse se regardent avec étonnement) Je crois que votre absence les chagrine.
Le commandant : (bêtement) Ah, ah, vraiment ?
La comtesse : Oui, euh… (se tournant vers le mousse) Dites-lui que nous nous inquiétons pour lui.
Le docteur : C’est ça, nous nous inquiétons.
Le mousse : Ils s’inquiètent pour vous, Commandant.
Le commandant : Ils s’inquiètent de quoi ?
Le mousse : De quoi ?
La comtesse : Mais, euh… de sa santé.
Le mousse : De votre santé, commandant.
Le commandant : Eh bien, ils ont tort, je me porte très bien.
Le mousse : Le commandant dit qu’il est malade.
Le docteur : (timidement) Euh… vous êtes sûr ?
Le mousse : (très autoritaire) Comment, je suis sûr ?
La comtesse : Demandez-lui ce qu’il a.
Le mousse : De quelle maladie souffrez-vous, Commandant ?
Le commandant : (avec vulgarité) Quelle maladie, oh, oh, j’ai faim, parbleu. Je souffre de la faim.
Le mousse : Le commandant craint d’avoir été contaminé.
Le commandant : Je mangerais bien un quartier de bœuf.
Le mousse : Il a un bubon à l’aisselle droite.
Le docteur : Euh… je ne voudrais pas vous contrarier, mais…(un regard autoritaire du mousse l’interrompt)
Le commandant : Qu’est-ce qu’ils foutent à la cuisine, bon dieu !
Le mousse : Il dit qu’il a de la fièvre.
Le mousse : Il vous l’a dit, il est très occupé.
Le docteur : (après un temps) Oui, mais jusque là, tous les matins, il est venu passer un moment avec nous sur le pont.
Le mousse : (agacé) Jusque là oui, aujourd’hui non.
Le docteur : Pourquoi ? (le mousse ne répond pas – il a seulement un regard mauvais) De… demandez-lui quand même de venir.
La comtesse : Oui, demandez-lui.
Le mousse : Parce que vous croyez que je n’ai que ça à faire.
La comtesse : (intimidée) Non, mais… (avec beaucoup de gentillesse) Demandez-lui.
Le mousse : S’il vous plaît.
La comtesse : S’il vous plaît.
Le mousse : (suffisant) Je vais voir ce que je peux faire. (il s’approche de la passerelle) Commandant ! Le docteur et la comtesse souhaiteraient que vous vinssiez sur le pont. (le docteur et la comtesse se regardent avec étonnement) Je crois que votre absence les chagrine.
Le commandant : (bêtement) Ah, ah, vraiment ?
La comtesse : Oui, euh… (se tournant vers le mousse) Dites-lui que nous nous inquiétons pour lui.
Le docteur : C’est ça, nous nous inquiétons.
Le mousse : Ils s’inquiètent pour vous, Commandant.
Le commandant : Ils s’inquiètent de quoi ?
Le mousse : De quoi ?
La comtesse : Mais, euh… de sa santé.
Le mousse : De votre santé, commandant.
Le commandant : Eh bien, ils ont tort, je me porte très bien.
Le mousse : Le commandant dit qu’il est malade.
Le docteur : (timidement) Euh… vous êtes sûr ?
Le mousse : (très autoritaire) Comment, je suis sûr ?
La comtesse : Demandez-lui ce qu’il a.
Le mousse : De quelle maladie souffrez-vous, Commandant ?
Le commandant : (avec vulgarité) Quelle maladie, oh, oh, j’ai faim, parbleu. Je souffre de la faim.
Le mousse : Le commandant craint d’avoir été contaminé.
Le commandant : Je mangerais bien un quartier de bœuf.
Le mousse : Il a un bubon à l’aisselle droite.
Le docteur : Euh… je ne voudrais pas vous contrarier, mais…(un regard autoritaire du mousse l’interrompt)
Le commandant : Qu’est-ce qu’ils foutent à la cuisine, bon dieu !
Le mousse : Il dit qu’il a de la fièvre.
La comtesse : Depuis quand est-il malade ?
Le mousse : Depuis quand avez-vous faim, Commandant ?
Le commandant. Mais ça fait bien une heure que j’attends mon petit déjeuner. Qu’est-ce qu’ils foutent bon dieu !
Le mousse : Depuis quand avez-vous faim, Commandant ?
Le commandant. Mais ça fait bien une heure que j’attends mon petit déjeuner. Qu’est-ce qu’ils foutent bon dieu !
Le mousse : Ça l’a pris hier soir. (le docteur et la comtesse hochent la tête en s’éloignant)Au moment de se coucher, il a ressenti de vives douleurs à la tête et son aisselle était enflée.
(le docteur s’assied sur le bastingage et prend les jumelles)
Le commandant : (se penchant vers le mousse) Ils sont partis ?
Le mousse : Oui.
Le commandant : (riant comme un gamin) C’est pas vrai !
Le mousse : (très froid) Quoi donc ?
Le commandant : J’ai pas faim. C’était juste pour les éloigner.
(le mousse jette au commandant un regard méprisant et se remet à balayer – le docteur regarde avec les jumelles)
(le docteur s’assied sur le bastingage et prend les jumelles)
Le commandant : (se penchant vers le mousse) Ils sont partis ?
Le mousse : Oui.
Le commandant : (riant comme un gamin) C’est pas vrai !
Le mousse : (très froid) Quoi donc ?
Le commandant : J’ai pas faim. C’était juste pour les éloigner.
(le mousse jette au commandant un regard méprisant et se remet à balayer – le docteur regarde avec les jumelles)
18 avril 2012
7 avril 2012
1 avril 2012
27 mars 2012
Jeu idiot
J’ai vu sur le blog Locus Solus que Thierry Horguelin s’énervait à juste titre contre le remplacement du mot traiteur par l’appellation jugée sans doute plus raffinée compositeur de saveurs. Dans le registre plus ridicule que raffiné j’ai alors proposé concepteur de savates pour chausseur et mon ami blogger Profquifesse m’a suggéré d’en faire un jeu idiot.
Nous y voilà donc. Que diriez-vous de…
Parfumeur : élaborateur d’arômes.
Forestier : soigneur d’essences.
Enseignant : répétiteur d’évidences.
Boucher : trancheur de chairs
Avocat : agrémenteur de mensonges.
Croque-mort : embaumeur d’illusions.
à vous...
23 mars 2012
15 mars 2012
Jeu idiot
![]() | ||
| Que dis-je, un cap, une péninsule! |
péninsule préambule vestibule
ventricule testicule pustule
somnambule véhicule bidule
fascicule monticule ridicule
bulle brûle tentacule
vésicule calcul circule
canicule virgule canule
Tulle Istanbul (si,si) postule
tarentule je t'encule Ursule
recule consul noctambule
à vous...
11 mars 2012
3 mars 2012
Jeu idiot
à la Saint Blaiseprends-en ton aise
à la Sainte Françoise
faut qu’on déboise
à la Saint Raoul
tu me soûles
à la Sainte Léa
reste béat
à la Saint Antoine
fais-toi moine
à la Saint Lazare
va à la gare
à la Sainte Clémence
ça recommence
à la Sainte Joëlle
on se les gèle
à la Sainte Anne
ne fais pas l’âne
à la Saint Victor
tu n’as pas tort
à la Saint Clément
qu’est-ce que tu mens !
à la Saint Roger
faut pas manger
à la Saint Narcisse
mange des saucisses
à la Saint Frusquin
on mange des coings
à vous...
25 février 2012
18 février 2012
14 février 2012
Théâtre idiot
Fluctuat, fluctuat...
Anne Marbrun
(extrait 7)
Le docteur : (s’étirant) Je crois que nous allons avoir une belle journée.La comtesse : Oui, que ferons-nous ?
Le docteur : Mais, comme vous voudrez. Une promenade ?
La comtesse : Oui. Oh ! un pique-nique !
Le docteur : (un peu sceptique) Un pique-nique, vous croyez ?
La comtesse : Oui, oui, ce sera très bien. (très excitée) Euh… voyons, il nous faudra un panier avec un repas froid, une belle nappe blanche pour mettre sur l’herbe. Le mousse va s’occuper de tout ça. Euh ? Quoi encore ? Ah ! oui, on emporte des couverts ou on mange avec nos doigts ?
Le docteur : Je ne voudrais pas vous décevoir Comtesse, mais…
La comtesse : (sans l’écouter) Nous mangerons avec nos doigts, ce sera beaucoup plus excitant. Le mousse va s’en occuper. Et pour la boisson, qu’est-ce que vous voulez ?
Le docteur : Non, mais…
La comtesse : Du cidre, je crois que ça n’irait pas mal. Qu’est-ce que vous en dites ? (se tournant vers le mousse) Allez, qu’attendez-vous ? (il ne bouge pas)
Le docteur :(essayant de l’arrêter) Ne vous emballez pas tant.
La comtesse :(au mousse) Non, mais vous n’avez pas compris ! Nous voulons du cidre, des cornichons…( le mousse continue à l’écouter, appuyé sur son balai, impassible – elle s’arrête, déroutée) Qu’est-ce qu’il y a ?
Le mousse : Un tout petit inconvénient à votre projet.
La comtesse : Lequel ?
Le mousse : Vous oubliez que le bateau est consigné et que vous ne pouvez le quitter qu’avec l’autorisation du commandant.
La comtesse : Ah ! vous m’amusez. Eh bien, demandez - le lui au commandant. (au docteur) La belle affaire ! Vous vous rendez comte ! (au mousse) Vous y allez, oui ?
Le mousse : (sans se presser) J’y vais, j’y vais, mais… on verra bien.
La comtesse : (au docteur pendant que le mousse s’éloigne) Il se fiche de nous, non ?
Le docteur : (embarrassé)Il n’a peut-être pas tort. Ce projet n’est pas très raisonnable.
La comtesse : (très choquée) Oh !
Le mousse : (au commandant, sur la passerelle)Commandant ! (pas de réponse) Commandant !
Le commandant : (sans lever les yeux de son journal, bourru) Qu’est-ce qu’il y a ?
Le mousse : C’est la comtesse qui voudrait savoir…
Le docteur : Madame la Comtesse.
Le mousse : Madame la Comtesse voudrait savoir si…
Le commandant : Tu vois bien que tu me déranges.
Le mousse : (à la comtesse)Qu’est-ce que je vous disais ? (la comtesse lui fait signe de continuer) Madame la Comtesse vous fait demander si…
Le commandant : Oh ! ça suffit. Je n’ai pas le temps. (le mousse a un geste d’impuissance envers la comtesse)
La comtesse : Mais insistez !
Le mousse : Il dit qu’il n’a pas le temps.
La comtesse : Comment ça, pas le temps ? Il est au service de ses passagers, non ?
Le mousse : Commandant ! (pas de réponse) Commandant, la comtesse dit que vous êtes au service de vos passagers.
La comtesse : Il doit satisfaire leurs moindres demandes.
Le mousse : Vous devez satisfaire leurs moindres demandes.
La comtesse : Nous payons assez cher, il me semble.
Le mousse : Ils paient assez cher.
Le commandant : Non.
Le mousse : Comment non ?
Le commandant : Ils ne paient pas assez cher, non.
(La comtesse fait signe au mousse de recommencer)
Le mousse : Commandant, la Comtesse de Briffard vous fait demander l’autorisation…
Le commandant : Briffard… fouiller. (rire très grossier) Ah ! Ah !
Le mousse : L’autorisation d’aller en pique-nique avec le docteur.
Le commandant : En pique-nique en plein océan ! Ecoute-moi, garçon, tu vas dire à la Comtesse de Briffard qu’elle me foute la paix, sinon je la débarque, elle et son marlou, sur le premier îlot venu.
Le docteur : (à la comtesse) Renonçons ,ça vaut mieux.
La comtesse : (au mousse) Dites au commandant que je ne supporterai pas plus longtemps ses excès de langage et qu’il ferait bien…
Le commandant : Et dis à cette vieille folle que j’en ai assez de ses caprices stupides.
( Le mousse se tourne vers la comtesse)
La comtesse : Quoi ! Dites-lui…
Le mousse : (levant les bras dans un geste autoritaire) Oh ! eh ! ça suffit ! (le docteur et la comtesse se regardent – il baisse les bras, reprend son balai et va balayer – les autres autres ont été arrêtés net– un temps)
La comtesse : (larmoyant) C’est dommage quand même. J’aurais bien aimé…
Le docteur : Bah ! n’y pensez plus.
La comtesse : (rêveuse) On aurait ramassé des jonquilles, ou des colchiques.
Le mousse : Ou des marguerites ou des violettes.
La comtesse : (d’abord interloquée puis se ressaisissant) Ou des dahlias ou des soucis.
( Le ton monte peu à peu jusqu’à la colère)
Le mousse : Ou des coquelicots.
La comtesse : Ou des roses trémières.
Le mousse : Ou des jacinthes.
La comtesse : Ou des pivoines.
Le mousse : Des renoncules.
La comtesse : Des pétunias.
Le mousse : Des bégonias.
La comtesse : Des camélias.
Le mousse : Des hortensias.
La comtesse : Des Zinnias.
Le mousse : Des résédas.
Le commandant : (hurlant mais sans se détacher de sa lecture) Des séquoias !
Le docteur : Bah ! n’y pensez plus.
La comtesse : (rêveuse) On aurait ramassé des jonquilles, ou des colchiques.
Le mousse : Ou des marguerites ou des violettes.
La comtesse : (d’abord interloquée puis se ressaisissant) Ou des dahlias ou des soucis.
( Le ton monte peu à peu jusqu’à la colère)
Le mousse : Ou des coquelicots.
La comtesse : Ou des roses trémières.
Le mousse : Ou des jacinthes.
La comtesse : Ou des pivoines.
Le mousse : Des renoncules.
La comtesse : Des pétunias.
Le mousse : Des bégonias.
La comtesse : Des camélias.
Le mousse : Des hortensias.
La comtesse : Des Zinnias.
Le mousse : Des résédas.
Le commandant : (hurlant mais sans se détacher de sa lecture) Des séquoias !
(Le mousse et la comtesse s’arrêtent net et s’immobilisent un instant – le commandant ne bouge pas)
La comtesse : (ton larmoyant) C’est dommage quand même. On aurait ramassé des jonquilles… (elle hésite) ou des colchiques.
( Le mousse se remet à balayer, les autres personnages s’animent à nouveau)
La comtesse : (ton larmoyant) C’est dommage quand même. On aurait ramassé des jonquilles… (elle hésite) ou des colchiques.
( Le mousse se remet à balayer, les autres personnages s’animent à nouveau)
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