22 mai 2011

Jeu idiot

                                                           Chose vue ( si, si )

   C’est l’histoire d’une guêpe qui a perdu son self-control. Elle était en train de butiner sur les fleurs d’un réséda. Vous savez, ça sent fort un réséda, il y a même des gens qui craignent cette odeur. Elle butinait, butinait et dégringola d’une fleur sur une autre. Peut-être qu’il sentait trop fort ce réséda , je sais pas, moi. Trop fort pour une guêpe de petite taille (taille de guêpe) ou qu’elle avait trop butiné, toujours est-il qu’elle ne tenait plus debout et que tombant de fleur en fleur, elle finit par atterrir sur le balcon.
   La voilà sur le dos, agitant ses pattes en l’air comme une vulgaire mouche.
   - Guêpe, lui dis-je, reprends-toi. Sinon je vais être obligée de t’écraser pour que mon chat ne te mange pas.
   Rien. Et que je te pédale dans le vide, et que j’agite mais ailes inutilement.
   - Allons, guêpe, tu es ridicule. Oublierais-tu ton rang aristocratique pour te livrer à ces gesticulations si peu élégantes ?
   C’est alors que j’entendis une toute petite voix, petite mais très claire, qui me disait : Va te faire foutre.
   Craignant pour moi une sénilité précoce, je m’accroupis près d’elle pour vérifier la chose. Tandis qu’elle continuait à s’agiter sottement, j’eus l’impression qu’elle me regardait de travers, et que n’entendis-je pas alors ?
   Si je te pique, tu rigoleras moins, vieille peau.
   Je me redressai, tout de même un peu vexée (pour la vieille peau) et observai un moment les autres guêpes dans l’espoir, vain sans doute, de trouver une explication à ce mystère. Elles butinaient tranquillement le réséda, sans faire d’histoires.
   Quand mes yeux se reportèrent sur l’agitée mal élevée… disparue. Elle avait disparu ! Et que croyez-vous qu’il se passât alors ?

          C’est à vous de le dire.


16 mai 2011

11 mai 2011

Jeu idiot

Un voyage instructif      Huile sur toile   50X70   2008


Jeu:   Quelle est la destination des voyageurs ?
           A quoi pense chacun d'eux ?

8 mai 2011

La grosse sirène


     La grosse sirène était la dernière de la famille et elle avait déjà vu ses cinq sœurs monter à la surface de la mer. Il lui tardait d’avoir quinze ans pour pouvoir à son tour aller voir à quoi ressemblaient les hommes.
     Ce jour arriva enfin et, pouf, pouf, de trois coups de sa grosse queue elle monta jusqu’à la surface et ses yeux émerveillés découvrirent un superbe voilier sur lequel on fêtait l’anniversaire du jeune prince. Dieu ! le bel animal, même s’il avait deux jambes. Mais voici que le temps se gâtât et qu’une tempête aussi violente que soudaine secouât le navire en tous sens. Le jeune prince aux deux jambes bascula par-dessus bord et s’enfonça dans l’eau noire. Hélas ! Aussitôt, pouf, pouf , la grosse queue de la grosse sirène ondula de toutes ses forces pour rejoindre le beau prince qui se trouva ainsi sauvé et déposé sur le rivage.
     La grosse sirène dut retourner au château de son père, le roi de la mer, mais c’en était fait, son gros cœur était pris pour toujours.
     Seulement voilà, comment séduire un prince à deux jambes quand on est une princesse à grosse queue   La malheureuse n'eut d'autre recours que la terrible magie de la sorcière des mers. La vieille chameau accepta de transformer sa queue en jambes, mais exigea comme prix du breuvage magique que la donzelle lui donnât sa langue. Impossible désormais de parler et de chanter. Nantie de ses jambes toutes neuves, la grosse sirène remonta à la surface de la mer où elle retrouva le beau voilier et son beau prince. Elle y fut bien accueillie mais, devenue muette, elle ne put expliquer au prince que c’était elle qui lui avait sauvé la vie. Il ne lui restait pour le séduire qu’à danser et toujours danser, ses bourrelets tressautant gracieusement. Mais comme le lui avait prédit la sorcière, chaque pas était pour elle une torture, c’était comme si ses jolis gros pieds tout neufs marchaient sur des aiguilles de cristal.
     Le prince l’aimait bien, mais pas assez et la grosse sirène savait que s’il ne l’aimait pas d’amour elle ne survivrait pas et serait transformée en écume de mer.
     Et voilà qu’un mauvais jour on amena au prince une jolie princesse, avec de vraies jambes, pour qu’il l’épousât. Et pire encore, il en tomba amoureux et l’épousa tout à fait. Las ! Notre grosse sirène n’eut plus qu’à se jeter dans la mer où elle fut transformée en écume.
    Toute une soupière d’écume.

4 mai 2011

Consolation

Qu'ils y viennent!

Consolation pour amis québécois.
                               L’extrême-droite ne pourra plus passer.
                                                    Qu'on se le dise!

1 mai 2011

Jeu idiot

La préhistoire s'amuse   Huile sur toile   46 X 38  2010
                 Jeu:   Le dinornis fait du patin à roulettes.
                             Le deinonychus joue à la pétanque.
                             Le dimetrodon garde les buts.
                             Le stégosaure fait du toboggan
                             Le ptéranodon fait du parachute.
                                    
                                            Dites-moi ce que j'ai bien pu oublier.



26 avril 2011

Théâtre idiot

Résumé :
Sur une mer indéterminée et factice, au large ou auprès d’une terre fictive, quatre personnages : le commandant oisif et idiot, la comtesse veuve et nymphomane, le docteur pervers, le mousse sournois et insolent. Des pestiférés fantomatiques traversent de temps à autre le navire dans l’indifférence générale. Une confuse histoire de vis fait planer le doute sur la mort subite du comte.
Le docteur va faire un tour en ville et la comtesse en profite pour essayer de séduire le commandant. Celui-ci part en ville à son tour pour fuir la comtesse qui se rabat sur le mousse.

La comtesse: Figurez-vous, mon cher,que notre docteur est très préoccupé.

Le docteur: (gêné) Mais non, mais non.

La comtesse: (au commandant) A cause de ce que vous lui avez dit tout à l’heure. (geste interrogateur du commandant) Au sujet des vis.

Le commandant: (réalisant)  Ah! Les vis. (il se met à rire) Ah! Ah! Les vis. Ah! Ah! Ah!

Le docteur: (agacé)  Et bien, quoi ? Qu’est-ce que cela a d’amusant ?

Le commandant: (s’arrêtant avec peine de rire)  Oh! Rien. Non, rien.

La comtesse: Voyons, Commandant, faites un effort de mémoire. Combien en avait-il dans sa

main, cinq ou six ? (elle lui parle comme à un enfant- il a l’air de faire un gros effort)  Cinq ou

six ? C’est très important.

Le commandant: (il semble réfléchir – on croit qu’il va répondre, puis subitement il traverse

le bateau très vite en montrant quelque chose du doigt) C’est elle ! La voilà, la voilà ! (la

comtesse et le docteur se regardent avec étonnement puis consternation)

La comtesse: On n’en tirera rien.

Le docteur: Sa débilité augmente de jour en jour.

Le commandant: C’est elle, je vous dis, Pégase! C’est Pégase!

La comtesse: Qu’est-ce qu’il dit ? Il voit des chevaux maintenant.

Le commandant: Mais non, Pégase, la constellation!

Le docteur:  Bon, très bien, la constellation. Et alors ? Il n’y a pas de quoi faire un tapage

pareil
.
Le commandant: (vexé)  Bon, bon, ça va. Je ne dirai plus rien. (pour lui) C’est pourtant autre

chose que les vis du marchand de journaux, mais enfin ! (il hausse les épaules – le mousse

  arrive avec verres et carafe sur un plateau et se met à servir)

La comtesse: Ah!  (le commandant boude – le docteur sort un cigare)

Le docteur: Allons commandant, ne boudez pas. (le commandant hausse les épaules)

La comtesse:  Vous avez trouvé de nouveaux cigares ?

Le docteur: Oui, Comtesse. (il regarde son cigare, le sent, sceptique) Je ne suis pas sûr du résultat
.
Le mousse: (qui a fini de servir)  Pégase est en vue.

Le commandant: (bondissant de sa chaise) Ah! Vous voyez !

Le docteur: (impassible) Et bien ?

Le mousse: (très important)  Après Pégase ce sera Andromède, et après Andromède…

(geste de fatalité)

Le commandant: (très sombre)  Et oui, après Andromède…

La comtesse: (au docteur)  Vous comprenez quelque chose, vous ?

Le docteur: Commandant, vous laissez la parole à votre mousse à présent ?

Le commandant: (rêveur) Il sait aussi bien que moi ce que ça veut dire, Andromède.

La comtesse: (ironique) Il a de la chance !

Le docteur: Laissez, laissez.  (pendant tout le dialogue suivant, le docteur et la comtesse

seront parfaitement indifférents)

Le mousse: (tenant toujours son plateau vide, regardant droit devant lui)  Pégase, ça va

encore. Avec un peu de chance on peut s’en tirer…

Le commandant: (toujours assis, l’air absent)  Oui, Pégase, c’est rien. Beaucoup d’autres l’ont

fait avant nous…
 
Le mousse: Il suffit de passer lentement, sans se faire remarquer….

Le commandant: Dès qu’on aperçoit Sirrah on arrête les moteur, on finit à la voile…

Le mousse; Oui, à la voile, ça passe. Mais Sirrah, c’est la fin de Pégase…
 
Le commandant: Et le début d’Andromède… (il soupire) Et alors là…
 
 Le mousse: Vous vous souvenez , Commandant… l’année dernière… Eridan…

Le commandant ; (riant légèrement) Oui, Eridan…

Le mousse: On l’avait bien eue !

Le commandant : (rit un peu puis soupire)  Ah! Ne parle pas de ça, allez.



               Fluctuat, fluctuat (Anne Marbrun)     Extrait 3

22 avril 2011

Urbi et orbi



à Pâques
             je volerai un œuf
             je volerai un bœuf
             je ferai une omelette au bœuf

19 avril 2011

Jeu idiot

Chacun s'occupe  Huile sur bois 50X50  2011
        Jeu: Faites parler un ou des personnages

15 avril 2011

Bêtise

- Quoi ?
- Rien.
- Quoi ?
- Rien, je te dis !
- Rien + rien, ça fait ?
- Quoi ?

A vous d'imaginer un dialogue très court et très bête.

12 avril 2011

Pierre Peuchmaurd

Il y a deux ans aujourd'hui mourait Pierre Peuchmaurd




                                         
 
Au même moment paraît cette belle anthologie présentée par Laurent Albarracin et dont Pierre se faisait une joie.

                       Vente en librairie ou commandes directes chez l'éditeur: 
                        http:/les.vanneaux.free.fr
                        Éditions des Vanneaux
                        64 rue de la Vallée de Crème
                        60480 Montreuil-sur-Brèche
                            18 euros port compris

6 avril 2011

à Edith

Les ados du jour

Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Que compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a des drôles d’ados
Et c’est bien dommage

Ils sont arrivés
Le portable à la main
L’air éberlué
De deux pauvres crétins
Ils ont envoyé
Des textos en pagaille
Le regard allumé
D’un éclair de volaille
        Et moi, j’ai tout vu
        J’ai tout entendu
        Et ça m’a fait mal
        Et ça m’a fait mal

                                            Moi je fais des vers
                                            Au fond des cafés
                                            Je n’ai rien à faire
                                           Qu’à compter les pieds
                                           Mais dans ce bistrot
                                           Laid comme un garage
                                          Y’a que des marmots
                                          Et c’est bien dommage

                         Ils sont repartis
                        Souriant au destin
                        Qui les a choisis
                        Pour jouer les crétins
                        De leur pas nonchalant
                        Ils se sont éloignés
                        Le iPod chantant
                        Aux oreilles rivé
                                     Et moi j’ai tout vu
                                     J’ai tout entendu
                                     Et ça m’a fait mal
                                     Et ça m’a fait mal

Moi je fais des vers
Au fond des cafés
Je n’ai rien à faire
Qu’à compter les pieds
Mais dans ce bistrot
Laid comme un garage
Y’a plus de mélo
Et c’est bien dommage



                                Si ça vous dit d'ajouter un couplet...

31 mars 2011

Jeu idiot

Il y en a qui inventent des parapluies pour dromadaire chagriné, d'autres pour président trouillard.
Jeu: Et vous, quel usage feriez-vous d'un parapluie ?
Récompense pour la meilleure réponse, au choix:
- une baleine de parapluie
- un gros sanglot

24 mars 2011

Le copieur de girafes

                                                        

                                                  Mon ami J.P. est copieur de girafes.
                                                  Et vous, quel animal aimeriez-vous copier ?
                                                  ( Moi, je me suis toujours sentie louve.) 

21 mars 2011

Cherche compositeur pour cette chanson

                            De tu à vous


De tu à vous
Il y a pas loin
Un rendez-vous
Un trois fois rien

On s’est connus
Au Paradis
On s’est revus
On s’est rien dit

Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
Faut pas se taire
Quand c’est dans l’air


De toi à moi
C’est plein d’émois
Mais pour le tu
C’est bien foutu

Ta sale façon
De vouvoyer
Ça m’a tuée
M’a fait dire non

Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
On n’a pas su
On n’a pas pu


Tu m’as juré
Que dès demain
On s’aimerait
C’était l’matin

Tu m’as perdue
Pour une histoire
De vous et tu
C’était le soir

Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
Il faut jamais
Se tuvoyer



De vous à tu
Il a fallu
Que ce soit moi
Qui dise toi

« Si par hasard
Sur l’pont des arts »
On se revoit
Ce s’ra pas moi

Dites-moi tu
Ou dis-moi vous
On s’est aimés
On s’est quittés







     NB:Un copyright est déposé.
            Je peux essayer d'écrire d'autres chansons à la demande
            sur un thème proposé.



16 mars 2011

Jeu pour président:Comme personne ne s'est lancé, j'ai mis les réponses en commentaire.

15 mars 2011

Meuh !






Meuh, dit la vache.
Bêe, dit la chèvre.
Coin-coin, dit le canard.
               , dit le poisson.
Tic-tac, dit l'horloge.

                 Bon, ça suffit comme ça, les idioties. Alors, passons à d'autres, plus grosses encore.

Toc-toc, dit le tocard.
Glou-glou, dit le glouton.
Gla-gla, dit le gladiateur.
Frou-frou, dit le froussard.
Tagada, dit le tagueur.


                   A vous...        (dit l'avoué)