6 février 2012
1 février 2012
Jeu idiot
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| L'invasion des poussins Huile 80x56 2012 |
Le jeu consiste à faire parler les personnages de votre choix
en tenant compte ou pas des rapports de couleurs.
en tenant compte ou pas des rapports de couleurs.
26 janvier 2012
Théâtre idiot
Fluctuat, fluctuat... (extrait 6)
Anne Marbrun
Ceux qui auraient malencontreusement perdu le fil (avouons qu'il y a de quoi) peuvent se reporter aux cinq extraits précédents dans la rubrique "mes écrits".
Les pestiférés, vagues fantômes indéterminés, ont introduit la peste sur le bateau. Le mousse qui a déjà pris de l'ascendant sur le commandant, en prend maintenant sur le docteur.
Le commandant est sur la passerelle. Le mousse est seul, il danse avec son balai, sans musique. Le docteur arrive.
Le mousse : (sans s’arrêter de danser) Bonjour, Docteur.
Le docteur : (sans y prendre garde) Bonjour. (il s’assied sur un transat, allume une cigarette - nonchalamment) Comment vont les pestiférés ?
Le mousse : (s’arrêtant brusquement) Bien, merci. Nous en avons perdu un. Il a rendu l’âme vers la minuit. Mais comme nous en avons un nouveau, nous sommes toujours à quatorze.
Le docteur : Ils sont encore dans la cale ?
Le mousse : Oui, nous sommes un peu serrés bien sûr et puis, avec ce temps, nous souffrons de la chaleur. Enfin ! il faut bien mourir de quelque chose.
Le docteur : Chacun ses peines.
Le mousse : Quand même, c’est vite fait, allez. Tenez, prenez l’aide-cuisinier par exemple. Voilà un garçon qui était en pleine santé, et bien aujourd’hui il a ses bubons.
Le docteur : (pensivement) Ah ! Qu’est-ce qu’on peut faire contre la maladie ?
Le mousse : Je vous le demande.
Le docteur. On est bien peu de choses.
Le mousse : (changeant subitement de ton) Vous n’avez pas fini de débiter des niaiseries ?
Le docteur : (interdit) Mais…
Le mousse : (se met à balayer puis s’arrête) Pfff ! Et c’est docteur, ça ! (se remet à balayer)
Le docteur : (vexé) Non mais, vous voyez ça. Si les mousses nous jugent maintenant, où va-t-on ?
(le mousse balaie dans les pieds du docteur, sans gêne – le docteur se résigne à lever les jambes mais avec un air pincé – le mousse s’éloigne en balayant – le docteur toussote)
Le docteur : Vous le f… Tu le fais exprès ?
Le mousse : (sans s’arrêter – bourru) Quoi ?
Le docteur : La poussière.
Le mousse : Eh bien quoi, la poussière ? Si ça vous gêne, vous n’avez qu’à vous enlever de là. ( un temps – toujours bourru) Après tout, peut-être que la fumée de votre cigarette me gêne, moi. (la colère montant) Vous y avez pensé à ça ? Que je pouvais être gêné, moi aussi. Vous y avez pensé ?
Le docteur (éteignant sa cigarette) Mais, écoutez, ne le prenez pas comme ça.
Le mousse : (sort une cigarette – ton normal) Vous avez du feu ? (le docteur lui donne du feu très normalement) Vous fumez des blondes vous, n’est-ce pas ?
Le docteur : Oui, des blondes ou alors des cigares.
Le mousse : Des blondes le matin, des cigares le soir.
Le docteur : C’est ça, oui. C’est curieux, je n’ai jamais pu fumer un cigare le matin.
Le mousse : Bof, c’est normal. Moi non plus je ne pourrais pas. (ton normal, sans ironie) La fumée ne vous gêne pas ?
Le docteur : Non, non, pas du tout. (un temps) Vous fumez souvent comme ça ? (le mousse ne comprenant pas) Pendant le travail ?
Le mousse : (comprenant) Ah ! oui. Oh ! ça m’arrive, quand j’ai une minute.(un temps)
Le docteur : (se lève calmement, va au bastingage et se retourne brutalement – ton vif) Je sais parfaitement que vous n’avez pas de fiancée. Ne niez pas, la comtesse me l’a dit. Ce n’est pas normal de ne pas avoir de fiancée à votre âge. Vous n’êtes pas normal. Vous êtes en marge de la société, jeune homme. Vous faites partie de ces gens qui, sous prétexte d’originalité, ne veulent pas s’adapter. C’est mal ça, jeune homme, c’est très mal. Il paraît même que vous ne savez pas ce que c’est. Vous confondez ça avec les tulipes et les fourmis. Mais enfin, il est grand temps que vous compreniez qu’il faut…
Le mousse : (l’interrompant) Elle l’a quand même gros.
Le docteur :(hébété ) Hein ?
Le mousse : Le cul.
Le docteur : Que ?…
Le mousse : La comtesse. Elle a quand même un gros cul.
Le docteur : Mais… de quoi parlez-vous ?
Le mousse : De votre fiancée à vous, et de ses gigantesques fesses.
Le docteur : Ah ! vous savez donc ce que c’est.
Le mousse : Une fiancée, oui. Pourquoi ?
Le docteur : Oh ! pour rien.
Le mousse : (brandissant son balai comme une épée) En garde, Docteur, nous jouons la comtesse. (il se bat dans le vide – le docteur est à 4 ou 5 mètres de lui mais esquive quand même les coups, ridiculement) La Comtesse de Briffard… à paupières. Si vous perdez, elle est à moi.
Le docteur : (en reculant vivement) Et qu’en ferez-vous ?
Le mousse : Je l’embrocherai (il tend le bras, le docteur recule) et la ferai doucement dorer au-dessus d’un feu de bois (le docteur saute à droite) comme un agneau ou un porcelet.
Le docteur : (saute à gauche) Et si je gagne ?
Le mousse : Vous ne gagnez pas. Vous êtes trop bête pour ça.(il attaque de plus belle en poussant des cris – le docteur épouvanté recule, puis se sauve carrément, essayant de se cacher – la comtesse arrive – ils ne la voient pas tout se suite, la poursuite continue un moment – le mousse s’amuse beaucoup)
La comtesse : Eh bien, mais qu’est-ce que vous faites tous les deux ? (le mousse arrête sa poursuite – le docteur est très gêné) Répondez, Docteur. A quel jeu stupide vous livriez-vous ?
Le docteur : (gêné) Oh ! mais ce n’est rien, je vous assure. Je …je distrayais ce garçon, voilà tout.
La comtesse : (ironique) J’ai bien eu l’impression en effet, qu’il s’amusait assez.
Le mousse : Nous nous battions en duel, le docteur et moi, et l’enjeu de ce duel… vous étonnerait…
20 janvier 2012
16 janvier 2012
Jeu idiot
Et si on jouait au détournement de proverbes ?
Dans le doute abstiens toi
Dans la soupe mets les doigts.
L’appétit vient en mangeant
Et il augmente en jeûnant.
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
Au royaume des muets, qu’est-ce qu’on a la paix.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron.
C’est en poissant qu’on devient poisson.
C’est en annotant qu’on devient hanneton.
C’est en pelotant qu’on devient peloton.

à vous !...
Dans le doute abstiens toi Dans la soupe mets les doigts.
L’appétit vient en mangeant
Et il augmente en jeûnant.
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
Au royaume des muets, qu’est-ce qu’on a la paix.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron.
C’est en poissant qu’on devient poisson.
C’est en annotant qu’on devient hanneton.
C’est en pelotant qu’on devient peloton.

à vous !...
5 janvier 2012
Jeu idiot
| L'attaque sournoise des grenouilles Huile sur toile 60X72 2011 |
la direction du train
l'âge du conducteur
le nombre de coquelicots
et vous bâtissez une histoire.
Pff! C'est pas dur.
Exemple:
Le conducteur du train d’Aurillac était proche de la retraite et il rêvait déjà de toutes les parties de pêche qu’il allait pouvoir faire. En traversant les champs de coquelicots il pensait à son petit pliant en toile qui l’attendait dans le garage et serait bientôt posé au bord d’un ruisseau à gardons.
Cette ligne, il l’avait faite des centaines de fois, autant dire qu’il avait l’habitude des attaques de grenouilles et ne se tracassait pas trop. D’ailleurs, la compagnie des chemins de fer lui avait fourni un pistolet à pétards, alors…
Il avait déjà senti une secousse sur l’arrière du train et avait une petite idée de ce qui l’avait provoquée, mais comme c’était un homme tranquille, plutôt que de s’inquiéter il préféra compter les coquelicots sur sa droite. Une bonne cinquantaine, estima-t-il en souriant parce que c’était comme lui. Bientôt soixante, et hop ! à moi les gardons. C’est alors qu’une énorme grenouille verte se jeta sauvagement sur la cabine de pilotage. Tu-dieu, marmonna-t-il, voilà qu’elles remettent ça, ces garces.
- Tire-toi de là, fit-il en brandissant son pistolet à pétards. Sinon, gare ! et je m’y connais.
- Coua-coua, ricana la grenouille en s’étalant sur le pare-brise de manière à lui masquer la vue de la voie ferrée.
- Manquait plus que ça ! j’y vois rien, moi.
Comme il ne voulait pas manquer les signaux annonçant le prochain tunnel, il dut actionner le frein vigoureusement.
Schlss ! Coua-coua ! Schlss ! Coua-coua !
Regardant sur sa droite, il vit que les grenouilles du champ de coquelicots s’approchaient du train en quelques bonds. Bigre. Et encore, il n’avait pas remarqué les deux gros mâles embusqués derrière les collines.
La suite de l’histoire serait trop dure pour les âmes sensibles. Sachez seulement qu’entre le rouge du train, le rouge des coquelicots et son propre sang qui coulait abondamment, le malheureux conducteur n’y vit que du bleu.
Voilà, j’ai écrit cette idiotie en une demi-heure. Vous n’allez pas me dire que vous ne pouvez pas faire mieux !
Cette ligne, il l’avait faite des centaines de fois, autant dire qu’il avait l’habitude des attaques de grenouilles et ne se tracassait pas trop. D’ailleurs, la compagnie des chemins de fer lui avait fourni un pistolet à pétards, alors…
Il avait déjà senti une secousse sur l’arrière du train et avait une petite idée de ce qui l’avait provoquée, mais comme c’était un homme tranquille, plutôt que de s’inquiéter il préféra compter les coquelicots sur sa droite. Une bonne cinquantaine, estima-t-il en souriant parce que c’était comme lui. Bientôt soixante, et hop ! à moi les gardons. C’est alors qu’une énorme grenouille verte se jeta sauvagement sur la cabine de pilotage. Tu-dieu, marmonna-t-il, voilà qu’elles remettent ça, ces garces.
- Tire-toi de là, fit-il en brandissant son pistolet à pétards. Sinon, gare ! et je m’y connais.
- Coua-coua, ricana la grenouille en s’étalant sur le pare-brise de manière à lui masquer la vue de la voie ferrée.
- Manquait plus que ça ! j’y vois rien, moi.
Comme il ne voulait pas manquer les signaux annonçant le prochain tunnel, il dut actionner le frein vigoureusement.
Schlss ! Coua-coua ! Schlss ! Coua-coua !
Regardant sur sa droite, il vit que les grenouilles du champ de coquelicots s’approchaient du train en quelques bonds. Bigre. Et encore, il n’avait pas remarqué les deux gros mâles embusqués derrière les collines.
La suite de l’histoire serait trop dure pour les âmes sensibles. Sachez seulement qu’entre le rouge du train, le rouge des coquelicots et son propre sang qui coulait abondamment, le malheureux conducteur n’y vit que du bleu.
Voilà, j’ai écrit cette idiotie en une demi-heure. Vous n’allez pas me dire que vous ne pouvez pas faire mieux !
1 janvier 2012
26 décembre 2011
19 décembre 2011
Jeu idiot: Mère Noëlle
La Mère Noëlle en a marre du machisme. Elle dit qu’on a inventé cette histoire de cheminée uniquement parce qu’elle ne pourrait pas y passer sans filer son collant. D’accord, c’est lui qui descend et met les cadeaux sous le sapin. Le beau rôle, quoi. Mais qui est-ce qui se coltine de charger le traîneau, nourrir les rennes, répondre au courrier ? Hein ? A votre avis ?
Bon, alors, j’invite tout le monde à inventer une autre légende. On laisse le Père Noël se coincer dans la cheminée en décembre, et on dit qu’en juillet c’est la Mère Noëlle qui apporte les cadeaux.
Bon, alors, j’invite tout le monde à inventer une autre légende. On laisse le Père Noël se coincer dans la cheminée en décembre, et on dit qu’en juillet c’est la Mère Noëlle qui apporte les cadeaux.
Jeu : 1) Quel est son moyen de transport ?
2) Par où entre-t-elle dans la maison ?
3) A qui apporte-t-elle des cadeaux ?
4) Pensez-vous en mériter ?
5) Et moi ?
2) Par où entre-t-elle dans la maison ?
3) A qui apporte-t-elle des cadeaux ?
4) Pensez-vous en mériter ?
5) Et moi ?
11 décembre 2011
7 décembre 2011
4 décembre 2011
26 novembre 2011
21 novembre 2011
14 novembre 2011
11 novembre 2011
6 novembre 2011
Jeu idiot
Il ne faut pas confondre:
une carte indéchirable
une carte indéchiffrable
un pot de colle
un lot de molles
un cornet de sorbet
un connard absorbé
un fuseau horaire
un puceau lunaire
un lieu d'aisance
un vieux sans décence
un cône de basalte
une conne en bas-âge
à vous...
une carte indéchirable
une carte indéchiffrable
un pot de colle
un lot de molles
un cornet de sorbet
un connard absorbé
un fuseau horaire
un puceau lunaire
un lieu d'aisance
un vieux sans décence
un cône de basalte
une conne en bas-âge
à vous...
31 octobre 2011
23 octobre 2011
Jeu idiot
Mon araignée au plafond
Hier soir, comme tous les soirs, il y avait une araignée à mon plafond. D’accord, je vous entends déjà ricaner que vous le saviez depuis longtemps que j’avais une araignée au plafond. Mais je vous ferais humblement remarquer que les matins elle n’y est plus. Alors, hein ?
Bon, donc hier soir, comme tous les soirs, je contemplais mon araignée au plafond et me demandais pourquoi je ne la voyais jamais le matin. D’habitude, les araignées, ça s’installe, tisse sa toile, et attend les mouches imprudentes. Je décidai donc de lui poser la question.
Vous allez encore me dire que décidément, l’araignée au plafond, vous voyez bien ce que c’est. Attendez plutôt la suite.
- Dis donc, toi là-haut, je voudrais que tu m’expliques un truc.
Aucune réaction. L’araignée continuait à se lécher les pattes, du moins c’est l’impression qu’elle donnait. Alors, j’insistai.
- Oui, c’est bien à toi que je parle. Je voudrais savoir pourquoi tu es là tous les soirs et jamais le matin.
L’araignée haussa ses huit épaules comme si ma question était idiote.
- C’est pas normal, ajoutai-je pour bien lui montrer que j’avais de la suite dans les idées, c’est pas normal que tu te déplaces sans arrêt.
- Et toi, me répondit-elle avec agacement, tu restes peut-être accrochée au plafond toute la sainte journée !
J’imagine que ce qui vous étonne, c’est que l’araignée m’ait répondu. En gros, les araignées, ça ne parle pas, je sais. Mais moi, ce qui me stupéfia, c’est le bon sens de sa remarque. C’est vrai ça, pourquoi je resterais accrochée au plafond toute la sainte journée ? Vous le faites, vous ? Vous voyez bien. Comme ce serait inconfortable ! Pas moyen de se reposer. Et puis, comment faire pour manger, aller au boulot, se laver les dents ?…
Je repris la conversation, bien décidée à prolonger cet échange fructueux.
- Oui, mais toi, c’est pas pareil. Tu es une araignée quand même.
Elle me lança un regard chargé de mépris et de pitié et me balança avec suffisance:
Bon, donc hier soir, comme tous les soirs, je contemplais mon araignée au plafond et me demandais pourquoi je ne la voyais jamais le matin. D’habitude, les araignées, ça s’installe, tisse sa toile, et attend les mouches imprudentes. Je décidai donc de lui poser la question.
Vous allez encore me dire que décidément, l’araignée au plafond, vous voyez bien ce que c’est. Attendez plutôt la suite.
- Dis donc, toi là-haut, je voudrais que tu m’expliques un truc.
Aucune réaction. L’araignée continuait à se lécher les pattes, du moins c’est l’impression qu’elle donnait. Alors, j’insistai.
- Oui, c’est bien à toi que je parle. Je voudrais savoir pourquoi tu es là tous les soirs et jamais le matin.
L’araignée haussa ses huit épaules comme si ma question était idiote.
- C’est pas normal, ajoutai-je pour bien lui montrer que j’avais de la suite dans les idées, c’est pas normal que tu te déplaces sans arrêt.
- Et toi, me répondit-elle avec agacement, tu restes peut-être accrochée au plafond toute la sainte journée !
J’imagine que ce qui vous étonne, c’est que l’araignée m’ait répondu. En gros, les araignées, ça ne parle pas, je sais. Mais moi, ce qui me stupéfia, c’est le bon sens de sa remarque. C’est vrai ça, pourquoi je resterais accrochée au plafond toute la sainte journée ? Vous le faites, vous ? Vous voyez bien. Comme ce serait inconfortable ! Pas moyen de se reposer. Et puis, comment faire pour manger, aller au boulot, se laver les dents ?…
Je repris la conversation, bien décidée à prolonger cet échange fructueux.
- Oui, mais toi, c’est pas pareil. Tu es une araignée quand même.
Elle me lança un regard chargé de mépris et de pitié et me balança avec suffisance:
- Et alors, tu n’as jamais vu une araignée se laver les dents ?
Que répondre à cela ?
Que répondre à cela ?
20 octobre 2011
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