12 mars 2011

Jeu idiot pour président

   Quand j’étais petite j’avais plein de choses à faiser.
   Il fallait que je busse mon café au lait avant même que le soleil luisît puis que je fisse ma toilette rapidement. Après, je devais attendre que mon père fût parti au travail et que ma mère eût quitté la salle de bain pour commencer le ménage.
   En réalité, les choses ne se passaient pas toujours comme cela. Je me souviens d’un jour où mon père partit légèrement  en retard et où je pus donc m’accorder un  petit délai. Je regardais par la fenêtre ouverte quand un oiseau vint se poser sur une branche d’un arbre proche. Aux pépiements qui sortaient du feuillage je compris que l’oiseau était là pour nourrir ses petits. En effet, je le vis bientôt qui pénétrait sous les feuilles et espérai qu’il distribuât quelques vermisseaux, mais aux criailleries qui s’élévassaient de plus en plus je doutai qu’ils fussent rassasiés. Un autre oiseau adulte s’approcha de l’arbre, mais soit qu’il eût oublié sa mission, soit qu’un autre lui eût dérobé son chargement, il fit demi-tour et se posa à terre, près d’une flaque. Il fallait peut-être qu’il bût avant de repartir au ravitaillement. Je craignais que les petits restassent affamés et aurais préféré qu’ils naquissent un seul à la fois.
   Sur ce, ma mère sortit de la salle de bain et ordonna que j’écrevisse à ma grand-mère avant de me mettre au ménage.

N.B. Ma propre enfance n’a rien à voir avec ce récit idiot.

Jeu :  Combien de verbes au passé-simple ?
          Combien de verbes à l’imparfait du subjonctif ?
          Combien de verbes au plus-que-parfait du subjonctif ?
          Combien d’idioties ?

Profs de lettres, laissez aux autres deux jours pour répondre, qu’on rigole.

10 mars 2011

Si je vous dis

               moutons


                     à quoi pensez-vous ?


                           

4 mars 2011

Si je vous dis...

Autruche
           à quoi pensez-vous, là, tout de suite ? dessin, texte, aphorisme, référence personnelle...etc...
Et n'oubliez pas le tracteur rouge. Deux très bonnes réponses pour l'instant.

1 mars 2011

Jeu idiot

  Un tracteur rouge avançait doucement sur une petite route de nos belles campagnes. Teuf, teuf, teuf. Il laissait sur le goudron des empreintes ocres de la belle terre  de nos champs.. Un chien noir et blanc, crotté lui aussi, suivait paisiblement. Ce n’était pas bucolique mais presque.
  Juché sur le siège de son tracteur rouge, le paysan rentrait chez lui après une rude journée de travail. Tout en roulant son tabac de ses gros doigts rugueux, il songeait à Manon, sa vache préférée, qui allait bientôt avoir un petit, quand tout à coup…
      au choix :
1) un corbeau se posa sur son épaule.
2) une étrange lueur se fit dans le ciel.
3) une jeune femme en maillot de bain surgit d’un bosquet et pointa son pouce en l’air.
4) le chien noir et blanc se mit à aboyer avec fureur.

A vous de terminer cette histoire bien idiote. Vous avez une semaine pour rendre vos copies.

Résultats du jeu idiot

Le vote en assemblée générale a proclamé vainqueur d'une courte tête (51% des voix au 2è tour):
Profquifesse.
Donc, une bise au prof qui fesse. 

27 février 2011

Grise-Neige et les sept gros


Miroir, ô mon miroir…
Bla, bla… On connaît, passons au coup de la pomme.
La méchante marâtre, déguisée en paysanne, se présente à la maison des sept gros partis au boulot.
Toc, toc. Ouvrez-moi, belle enfant.
Grise-Neige se méfie un peu quand même. Tous ces démarcheurs à domicile, c’est pénible à la fin.
-  Voyez, mignonne, mes belles pommes si rouges et si brillantes.
-  Un peu trop à mon avis, c’est louche.
La marâtre ne s’attendait pas à tant de méfiance de la part de Grise-Neige si cruche d’habitude.
-  N’ayez crainte, elles sont garanties bio.
-  Bio, mon œil, fit Grise-Neige à la mine de plus en plus grise.
-  Goûtez-les, belle enfant, et vous verrez tout de suite la différence.
Grise-Neige avait le ventre vide parce que les placards des sept gros ne contenaient que de la bière et de la choucroute, ce qui n’était pas à son goût. Cependant, elle hésitait encore et la marâtre commençait à s’énerver.
-  Mes pommes sont tout ce qu’il y a de plus naturel. (Arsenic compris, ajouta-t-elle entre ses dents.) Croquez-en une, bon sang !
Hélas ! La pauvre jeune fille tenaillée par la faim ne résista plus.
Et elle croqua dans la pomme rouge et brillante.
Aussitôt, le poison tordit ses boyaux et fit blêmir sa fraîche mine grise. De grise, Grise-Neige devint blanche, très blanche et elle tomba raide morte.
Et depuis lors, on l’appelle Blanche-Neige.

25 février 2011

Jeu idiot

Quand on pense que :
un neurologue peut être énervé,
un pneumologue époumoné,
un cardiologue écœuré,
un dermatologue démangé,
un sexologue asexué,

on se demande où va le monde, ma pauvre dame.


Jeu: A vous de continuer
                 un...
La meilleure réponse sera récompensée par une bise virtuelle. 

21 février 2011

Théâtre idiot


La comtesse : (coquette) Non. (elle s’assoit dans un transat, le mousse sur le bastingage – un temps – elle fait des mines, regarde le mousse du coin de l’œil, puis, enjôleuse) Quel âge as-tu ?
Le mousse : (ennuyé) Dix-sept ans.
La comtesse : (flatteuse) Oh ! Tu en parais bien vingt ! (il ne répond pas) Sais-tu que tu n’es pas laid ? (il ne répond pas) Bien sûr, tu n’as pas ce… cette maturité du commandant ou du docteur, mais… la jeunesse ! (elle   soupire) Ah ! 17 ans… C’est à cet âge que j’ai connu le comte. J’ai tout de suite été très amoureuse de lui. Il était si beau, si fort, si plein de vie.
Le mousse : De quoi il est mort, déjà ?
La comtesse : (changeant de ton) Tu dois bien avoir une fiancée, toi aussi ?
Le mousse : Une quoi ?
La comtesse : Une fiancée.
Le mousse ; Qu’est-ce que c’est ?
La comtesse : (avec un rire indulgent) Oh ! Oh ! qu’il est sot. Mais une fiancée voyons, c’est une jeune fille…
Le mousse : (l’interrompant) Je connais la tulipe, la rose, la mer, la lune, la Tour Eiffel, la poste, la mairie, la poulie, la sortie, la souris et la fourmi, mais je ne connais pas la fiancée.
La comtesse : (riant) Ah ! Ah ! Ah !
Le mousse : Ça se boit ? ça se mange ? ça se touche ? ça s’escalade ? ça se contourne ? ça s’emprunte ? ça s’observe ?
La comtesse : (riant toujours) Ah ! allez, ne sois pas stupide. Elle est comment ?
Le mousse : Qui ?
La comtesse : Ta fourmi, ta souris, ta sortie, ta poulie, ta mairie.




                         Fluctuat, fluctuat (Anne Marbrun)  Extrait 2

19 février 2011

14 février 2011

Jeu idiot


   Anne Marbrun a chuté dans l’escalier en voulant se rendre trop hâtivement à la rencontre du facteur qui étant de très mauvaise humeur ce jour-là parce que sa femme l’avait quitté la veille a réagi avec agressivité en frappant la malheureuse à grands coups de sacoche juste au moment où un employé du gaz surgissait d’une conduite malencontreusement percée et buttant contre le trottoir provoquait une explosion qui effraya les voisins, lesquels alertèrent immédiatement les pompiers dont la sirène se déclencha sans pouvoir s’arrêter ce qui ajouta encore à l’émoi général du quartier.
   Sinon, je vais bien. Merci.


Jeu: Combien de pronoms relatifs dans cette phrase ?

13 février 2011

Encore un train

Un train à la mer                     Huile sur toile  46 X 38  2010

10 février 2011

Un petit train


Un p'tit train
S'en va dans la campagne
Un p'tit train
S'en va de bon matin
On le voit                                            Qui se souvient de cette chanson ? (années 50)
Filer vers la montagne
Tch-tch-fou
Tch-tch-fou
Plein d'entrain

7 février 2011

Le poids de l'air


                                                 C'est fou ce que je me sens lourde, parfois.

6 février 2011

Les nombres

Le mathématiciens disent qu'il existe des nombres parfaits et des nombres imparfaits, et aussi des nombres excessifs et même légèrement excessifs. Et que dire des nombres amicaux et des nombres sociables ?

                  ( Le dernier théorème de Fermat, de Simon Singh)

Les nombres seraient-ils plus subtils que les humains ?

4 février 2011

Grosse bêtise

                              


                            -  Oh ! là, là, me dis-je !

                            -  Eh ! ben, me réponds-je.

                            - Quand même !

                            -  Pas si sûr.

2 février 2011

La petite fille aux briquets

   La petite fille aux briquets avait froid aux pieds. Elle avait perdu ses tongs et on se gelait dans cette bonne ville de Copenhague la veille de Noël. Elle n’avait pas vendu un seul briquet de toute la journée et n’avait plus un seul petit centime pour s’acheter trois miettes de pain. C’était la misère et le grand désespoir. Pauvre petite fille. Elle s’assit tristement sur le trottoir dans le vague abri d’une encoignure et tira son tee-shirt sur ses genoux tout maigres. L’idée lui vint de se réchauffer les doigts à la flamme d’un briquet. Pauvre petite.
   Clic ! La flamme jaillit, tremblotante dans le froid. Et tout à coup une grande lumière se fit et une étrange image apparut à la petite fille:  une superbe chaudière à condensation lâchant sa vapeur à petites bouffées tranquilles. La fillette commençait à se réchauffer un peu quand la lumière s’éteignit.
   Elle appuya à nouveau sur la molette du briquet. Clic ! Cette fois la flamme lui donna la vision d’un magnifique hamburger débordant de ketchup.  La petite fille allait y mordre à peines dents quand la vision disparut.
   Clic ! Nouveau halo de lumière qui montrait un sapin enluminé de guirlandes de toutes les couleurs et un Père Noël tout bronzé dans un bermuda rouge qui lui moulait bien les fesses et déposant mille cadeaux au pied du sapin. La petite fille tirait déjà sur la ficelle du premier paquet quand la lumière s’éteignit.
   Trop bête quand même. La petite fille en avait marre de ces visions qui n’apparaissaient que pour disparaître. Alors, avec ses dix petits doigts engourdis par le froid elle alluma dix briquets du même coup. Clic ! Clic ! Clic !…
   Oh ! fit-elle, ma tante Adèle !
   Tante Adèle était là en effet, qui souriait à la petite fille aux briquets, qui la prit par la main et l’entraîna avec elle dans son sillon lumineux.
   Le lendemain matin, un adolescent boutonneux découvrit le corps congelé de la petite, affaissé sur un tas de briquets.
   Peuh ! dit-il, tous ces briquets et même pas une clope.
                                                                                                    Anne Marbrun