28 septembre 2011
26 septembre 2011
23 septembre 2011
21 septembre 2011
19 septembre 2011
17 septembre 2011
Roman-photo ( 1 et 2)
Ce roman-photo a été réalisé en 1998. Nos moyens techniques de l’époque ne nous ont permis que la photo argentique et le noir et blanc, d’où la mauvaise qualité des images. Nos moyens intellectuels étant tout aussi primitifs le résultat est parfaitement débile, ce qui justifie sa place dans ce blog voué à l’idiotie.
Mais qu’est-ce qu’on s’était marré !
Les participants sont : Anne-Marie Beeckman, Anne Marbrun, Antoine Peuchmaurd, Guillaume Peuchmaurd, Pierre Peuchmaurd (dans un rôle étonnant), Etienne Simon, Hervé Simon, Monique Simon et le chien Léo.
Mais qu’est-ce qu’on s’était marré !
Les participants sont : Anne-Marie Beeckman, Anne Marbrun, Antoine Peuchmaurd, Guillaume Peuchmaurd, Pierre Peuchmaurd (dans un rôle étonnant), Etienne Simon, Hervé Simon, Monique Simon et le chien Léo.
12 septembre 2011
4 septembre 2011
Barbe Verte
Il était une fois un homme fort riche qui ne manquait pas de carrosses tout dorés et de demeures remplies de meubles délicats, de vaisselle d’or et d’argent, de garde-robes regorgeant de merveilles, vous voyez le topo. Seulement voilà, il était affublé d’une barbe verte qui lui donnait un air de moisissure avancée et lui ôtait tout pouvoir de séduction. Cependant il voulait se marier, alors ayant bien tout calculé dans sa tête verte, il invita une dame voisine et ses deux filles, et plusieurs jours durant il les fit profiter de ses richesses jusqu’à ce que la cadette trouve que finalement le vert ne lui allait pas si mal que ça. Le mariage fut vite conclu et chacun semblait y trouver son compte, la chair fraîche pour l’un, la fortune pour l’autre. Bon, mais vous ne l’ignorez pas, bientôt les choses allaient se gâter.
BarbeVerte annonça à sa jeune épousée qu’il allait s’absenter pendant six semaines et il lui confia les clés de la maison. Libre à elle de trifouiller dans tous les tiroirs à richesses, de manger dans les assiettes en or, de se vêtir de soieries éblouissantes, de se baigner dans les rivières de diamants, mais interdiction formelle d’ouvrir le petit cabinet au fond du couloir.
Le coup de la tentation.
Il savait ce qu’il faisait, le bougre. Dès que son horrible barbe verte eut disparu à l’horizon, la jeune écervelée se rua sur la clé du petit cabinet. La curiosité, quel vilain défaut, était trop forte, il fallait qu’elle sache, mettez vous à sa place, ce qu’il y avait dans ce foutu cabinet. Elle introduisit donc la petite clé dans la serrure et… ne me dites pas que vous ne savez pas la suite…ouvrit et… ne vit rien parce que le cabinet était plongé dans le noir. Cependant ses jolis yeux de biche s’étant habitués à l’obscurité, la malheureuse découvrit que le plancher était couvert de sang caillé, et que ce sang provenait des corps de sept femmes égorgées et accrochées au mur.
Il y a de quoi avoir les jetons, non ?
Un, je manque m’évanouir et je lâche la clé qui tombe dans le sang caillé. Deux, je me ressaisis un peu, je referme la porte et monte m’allonger sur un douillet sofa. Trois, merde, cette putain de clé est tachée de sang et plus je la nettoie, plus il y en a.
Et voilà que BarbeVerte revient bien plus tôt que prévu, le fourbe, et voit immédiatement que sa femme lui a désobéi.
C’est la cata. Il ne peut que l’égorger comme il a fait pour les autres fouines. La malheureuse s’affole. Non! Non ! Epargnez-moi, je ne le ferai plus et tout le tintouin. Barbe-Verte reste inflexible, elle doit y passer comme les autres . Alors, laissez-moi au moins prier pour ma pauvre âme. O.K., un quart d’heure.
L’épouse trop curieuse en profite pour rameuter immédiatement la famille. Elle appelle sa sœur, Anne dans le civil, et la charge de surveiller du haut de la tour l’arrivée des frangins. Et commence le fameux refrain : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? L’aînée, un peu bigleuse sans doute voyait que couic et ne savait que répondre comme une andouille : Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. C’était pas ce qu’on lui demandait, et comme BarbeVerte aiguisait son coutelas au bas des marches, ça urgeait.
Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
Amène-toi que je te tue.
Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie.
Comme ça pendant un quart d’heure.
Bon. A la fin, tout le monde se lasse de cet insoutenable suspense. Les frangins se pointent avec leurs grandes épées, BarbeVerte qui n’avait pas grand chose dans la culotte essaie de s’enfuir, les frangins le rattrapent et lui transpercent la bedaine.
Moralité : Je viens enfin de comprendre ce qu’est un cabinet de curiosités.
BarbeVerte annonça à sa jeune épousée qu’il allait s’absenter pendant six semaines et il lui confia les clés de la maison. Libre à elle de trifouiller dans tous les tiroirs à richesses, de manger dans les assiettes en or, de se vêtir de soieries éblouissantes, de se baigner dans les rivières de diamants, mais interdiction formelle d’ouvrir le petit cabinet au fond du couloir.
Le coup de la tentation.
Il savait ce qu’il faisait, le bougre. Dès que son horrible barbe verte eut disparu à l’horizon, la jeune écervelée se rua sur la clé du petit cabinet. La curiosité, quel vilain défaut, était trop forte, il fallait qu’elle sache, mettez vous à sa place, ce qu’il y avait dans ce foutu cabinet. Elle introduisit donc la petite clé dans la serrure et… ne me dites pas que vous ne savez pas la suite…ouvrit et… ne vit rien parce que le cabinet était plongé dans le noir. Cependant ses jolis yeux de biche s’étant habitués à l’obscurité, la malheureuse découvrit que le plancher était couvert de sang caillé, et que ce sang provenait des corps de sept femmes égorgées et accrochées au mur.
Il y a de quoi avoir les jetons, non ?
Un, je manque m’évanouir et je lâche la clé qui tombe dans le sang caillé. Deux, je me ressaisis un peu, je referme la porte et monte m’allonger sur un douillet sofa. Trois, merde, cette putain de clé est tachée de sang et plus je la nettoie, plus il y en a.
Et voilà que BarbeVerte revient bien plus tôt que prévu, le fourbe, et voit immédiatement que sa femme lui a désobéi.
C’est la cata. Il ne peut que l’égorger comme il a fait pour les autres fouines. La malheureuse s’affole. Non! Non ! Epargnez-moi, je ne le ferai plus et tout le tintouin. Barbe-Verte reste inflexible, elle doit y passer comme les autres . Alors, laissez-moi au moins prier pour ma pauvre âme. O.K., un quart d’heure.
L’épouse trop curieuse en profite pour rameuter immédiatement la famille. Elle appelle sa sœur, Anne dans le civil, et la charge de surveiller du haut de la tour l’arrivée des frangins. Et commence le fameux refrain : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? L’aînée, un peu bigleuse sans doute voyait que couic et ne savait que répondre comme une andouille : Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. C’était pas ce qu’on lui demandait, et comme BarbeVerte aiguisait son coutelas au bas des marches, ça urgeait.
Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
Amène-toi que je te tue.
Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie.
Comme ça pendant un quart d’heure.
Bon. A la fin, tout le monde se lasse de cet insoutenable suspense. Les frangins se pointent avec leurs grandes épées, BarbeVerte qui n’avait pas grand chose dans la culotte essaie de s’enfuir, les frangins le rattrapent et lui transpercent la bedaine.
Moralité : Je viens enfin de comprendre ce qu’est un cabinet de curiosités.
31 août 2011
Pierre Peuchmaurd
Cette très belle revue contient 40 pages consacrées à Pierre Peuchmaurd, présentées par Jean-Yves Bériou et accompagnées de dessins de Guylaine Bourbon, de photographies de Nicole Espagnol et de gravures de Jean-Pierre Paraggio.
Le reste de la revue est tout aussi intéressant. Une mention spéciale pour les magnifiques photos de Pierre Bérenger.
Vous pouvez la commander à son rédacteur:
Jean-Christophe Belotti,
7 rue de la Houzelle,
77250 Veneux-les-Sablons
pour 20 euros seulement.
22 août 2011
11 août 2011
5 août 2011
9 juillet 2011
Jeu idiot
Les trois petits cochons
Sondage : Vous préférez : 1. les petits cochons
2. le loup
3. je m’en fous
4. moi aussi, c’était juste pour écrire une nouvelle idiotie.
Vous connaissez les trois petits cochons qui voulaient prendre le large et construire chacun sa maison. Le premier la fit en paille, le deuxième en bois, le troisième (un peu moins con que les autres) en briques. Et le loup, va que je te souffle et que je te resouffle et les deux plus crétins de se réfugier chez le troisième.
Bon, voilà le loup furibard de ne pouvoir faire s’envoler la maison en briques et se taper le petit salé qu'il avait mis à son menu. Alors il réfléchit et pendant que les trois petits cochons se payent sa tête il va s’enquérir d’une échelle et grimpe sur le toit. Ça finit mal pour lui puisqu’il descend par la cheminée mais tombe dans la marmite d’eau bouillante préparée pour sa venue et se pèle le derrière en hurlant sa rage de loup déchu brutalement de son statut de dominant.
Et alors ?
Imaginons un instant que le troisième petit cochon soit aussi bête que les deux autres et qu’il ait construit sa maison par exemple en fleurs de pissenlits, histoire de mettre une touche jaune dans le paysage. Le loup l’aurait soufflée comme les autres et se serait tapé le petit salé.
Et alors ?
Alors le happy-end aurait été pour le loup et tous les petits enfants du monde auraient sangloté en entendant cette fin cruelle.
Et alors ? C’est pas pire que la grand-mère dans le ventre de l’autre loup et on s’en est bien remis, non ?
Bon, voilà le loup furibard de ne pouvoir faire s’envoler la maison en briques et se taper le petit salé qu'il avait mis à son menu. Alors il réfléchit et pendant que les trois petits cochons se payent sa tête il va s’enquérir d’une échelle et grimpe sur le toit. Ça finit mal pour lui puisqu’il descend par la cheminée mais tombe dans la marmite d’eau bouillante préparée pour sa venue et se pèle le derrière en hurlant sa rage de loup déchu brutalement de son statut de dominant.
Et alors ?
Imaginons un instant que le troisième petit cochon soit aussi bête que les deux autres et qu’il ait construit sa maison par exemple en fleurs de pissenlits, histoire de mettre une touche jaune dans le paysage. Le loup l’aurait soufflée comme les autres et se serait tapé le petit salé.
Et alors ?
Alors le happy-end aurait été pour le loup et tous les petits enfants du monde auraient sangloté en entendant cette fin cruelle.
Et alors ? C’est pas pire que la grand-mère dans le ventre de l’autre loup et on s’en est bien remis, non ?
Sondage : Vous préférez : 1. les petits cochons
2. le loup
3. je m’en fous
4. moi aussi, c’était juste pour écrire une nouvelle idiotie.
4 juillet 2011
30 juin 2011
22 juin 2011
13 juin 2011
9 juin 2011
Théâtre absurde
Fluctuat, fluctuat (Anne Marbrun) Extrait 4
(le mousse va vers le bastingage, prend les jumelles et regarde un moment – les trois autres gardent leur attitude – le mousse regardant toujours se met à rire, d’abord doucement, puis de plus en plus fort)
Le commandant: (augmentant progressivement le volume de sa voix) Héééé là, qu’est-ce qui te faire rire moussaillon ?
Le mousse: C’est Adèle.
Le commandant: Adèle ?
Le mousse: Oui, l’employée du coiffeur. Elle parle avec le marchand de journaux sur le trottoir. Elle fait de ces mines! Je crois bien qu’elle veut le séduire. (à ces mots le docteur et la comtesse se sont levés d’un bloc)
Le docteur: (arrachant les jumelles des mains du mousse) Donne! (il regarde un moment puis les repose en haussant les épaules) Pff! Aucun intérêt.
Le mousse: (d’un air entendu) Ah! Je crois que vous n’avez pas bien regardé, Docteur. Adèle, la belle Adèle, mérite qu’on la regarde mieux.(le docteur est partagé entre le mépris et la curiosité) Vous voyez la main qu’elle a dans la poche de sa blouse… son poing est fermé… il n’est pas fermé sur le vide… Qu’est-ce qui peut bien tenir dans un poing fermé ?… (le docteur regarde à nouveau – la comtesse essaie de regarder aussi) Un objet petit, petit mais précieux pour qu’on le serre comme ça…
La comtesse: (au docteur – bas) Vous croyez que c’est ça ?
Le docteur: Taisez-vous.
Le mousse: Voyons, nous disions un petit objet… Une bille peut-être ? Non. Pourquoi Adèle aurait-elle une bille dans la main ? Alors… une lame de rasoir ? Non, ça la couperait. Une punaise ? Un sucre ? bonbon ? un caramel ?un nougat ? Une bague qu’elle veut offrir au marchand de journaux ? C’est peu probable. Une noix ? Une pièce ? Un bouchon ? Une capsule ? Une pointe? Une vis ? Un écrou ?
Le commandant: (se réveillant soudain et criant) Une vis ! C’est ça !
(tous se tournent vers lui)
Le mousse: Pourquoi ?
Le commandant: (désemparé) Euh… je sais pas, moi. Vous parliez de vis tout à l’heure.
Le mousse: On parlait de vis ? Qui parlait de vis ?
Le commandant: ( embarrassé) Mais… euh…
Le docteur: Vous dites n’importe quoi, Commandant.
Le commandant: Comment ?! mais…
La comtesse: C’est vrai, jamais personne n’a parlé de vis. Vous êtes ivre.
Le commandant: (scandalisé) Ah! ben, ça alors.
Le mousse: Ne lui en veuillez pas, c’est cette épidémie qui le rend bizarre.
Le commandant: (dans un sursaut) Épidémie ! Quelle épidémie ?
Le mousse: Vous voyez.
La comtesse: Il n’est pas atteint au moins ?
Le docteur: Non, la peste est une maladie physique.
La comtesse: (acquiesçant) Ah! oui. Lui, c’est plutôt…
(le mousse et le docteur acquiescent de la tête – ils prennent tous trois des airs entendus)
Le commandant: (se lève et va prendre les jumelles – dans ses dents) Ouais. Ouais, ouais. (les autres le regardent – il hoche la tête – le docteur ne peut cacher sa curiosité)
Le docteur: (s’approche, hésite, puis) Que voyez-vous ? (le commandant ne répond pas)
La comtesse: Vous voyez quelque chose, Commandant ?
Le commandant: (piqué) Vous savez bien que je suis un malade!
La comtesse: (mielleuse) Oh! Mais nous disions cela pour rire! (le commandant est peu convaincu)
Le mousse: Elle la lui a donnée, Commandant ?
Le commandant: Non, pas encore. Elle a toujours son poing dans sa poche. Ah! Ah! Il se passe quelque chose…
Le docteur: (attrapant les jumelles) Donnez ça.
Le commandant: ( ne cédant pas) Attendez, attendez… Le marchand de journaux sort son portefeuille… oui, c’est ça. Il l’ouvre, en sort… un papier ?
Le docteur: Un billet sans doute.
La comtesse: De combien ?
Le commandant: Il le tend à la fille. Elle sort sa main de sa poche, l’ouvre et fait voir au marchand de journaux ce qu’il y a dedans. Il regarde, prend la chose…
La comtesse: Mais qu’est- ce que c’est ?
Le docteur: Regardez, bon sang!
Le commandant: (toujours sur le ton descriptif) Il la met dans sa poche et se frotte les mains. Et voilà. Il a l’air bien content, ma foi. (il baisse les jumelles – au docteur, narquois) Eh! bien , Docteur, qu’y a-t-il ? Vous n’avez pas bonne mine. Oh! Vous filez un mauvais coton, vous.
Le docteur: (agacé) Oh! Ça suffit.
La comtesse: Mais enfin, vous n’avez pas vu ce qu’elle lui a donné ?
Le commandant: Non, pourquoi ?
Le docteur: (retrouvant son sang-froid) Ne vous inquiétez donc pas, Comtesse. Pourquoi attacher de l’importance à des gestes si anodins ? (il sort sa montre et la regarde) Allez, venez. Je crois que c’est l’heure de notre promenade.
(le mousse va vers le bastingage, prend les jumelles et regarde un moment – les trois autres gardent leur attitude – le mousse regardant toujours se met à rire, d’abord doucement, puis de plus en plus fort)
Le commandant: (augmentant progressivement le volume de sa voix) Héééé là, qu’est-ce qui te faire rire moussaillon ?
Le mousse: C’est Adèle.
Le commandant: Adèle ?
Le mousse: Oui, l’employée du coiffeur. Elle parle avec le marchand de journaux sur le trottoir. Elle fait de ces mines! Je crois bien qu’elle veut le séduire. (à ces mots le docteur et la comtesse se sont levés d’un bloc)
Le docteur: (arrachant les jumelles des mains du mousse) Donne! (il regarde un moment puis les repose en haussant les épaules) Pff! Aucun intérêt.
Le mousse: (d’un air entendu) Ah! Je crois que vous n’avez pas bien regardé, Docteur. Adèle, la belle Adèle, mérite qu’on la regarde mieux.(le docteur est partagé entre le mépris et la curiosité) Vous voyez la main qu’elle a dans la poche de sa blouse… son poing est fermé… il n’est pas fermé sur le vide… Qu’est-ce qui peut bien tenir dans un poing fermé ?… (le docteur regarde à nouveau – la comtesse essaie de regarder aussi) Un objet petit, petit mais précieux pour qu’on le serre comme ça…
La comtesse: (au docteur – bas) Vous croyez que c’est ça ?
Le docteur: Taisez-vous.
Le mousse: Voyons, nous disions un petit objet… Une bille peut-être ? Non. Pourquoi Adèle aurait-elle une bille dans la main ? Alors… une lame de rasoir ? Non, ça la couperait. Une punaise ? Un sucre ? bonbon ? un caramel ?un nougat ? Une bague qu’elle veut offrir au marchand de journaux ? C’est peu probable. Une noix ? Une pièce ? Un bouchon ? Une capsule ? Une pointe? Une vis ? Un écrou ?
Le commandant: (se réveillant soudain et criant) Une vis ! C’est ça !
(tous se tournent vers lui)
Le mousse: Pourquoi ?
Le commandant: (désemparé) Euh… je sais pas, moi. Vous parliez de vis tout à l’heure.
Le mousse: On parlait de vis ? Qui parlait de vis ?
Le commandant: ( embarrassé) Mais… euh…
Le docteur: Vous dites n’importe quoi, Commandant.
Le commandant: Comment ?! mais…
La comtesse: C’est vrai, jamais personne n’a parlé de vis. Vous êtes ivre.
Le commandant: (scandalisé) Ah! ben, ça alors.
Le mousse: Ne lui en veuillez pas, c’est cette épidémie qui le rend bizarre.
Le commandant: (dans un sursaut) Épidémie ! Quelle épidémie ?
Le mousse: Vous voyez.
La comtesse: Il n’est pas atteint au moins ?
Le docteur: Non, la peste est une maladie physique.
La comtesse: (acquiesçant) Ah! oui. Lui, c’est plutôt…
(le mousse et le docteur acquiescent de la tête – ils prennent tous trois des airs entendus)
Le commandant: (se lève et va prendre les jumelles – dans ses dents) Ouais. Ouais, ouais. (les autres le regardent – il hoche la tête – le docteur ne peut cacher sa curiosité)
Le docteur: (s’approche, hésite, puis) Que voyez-vous ? (le commandant ne répond pas)
La comtesse: Vous voyez quelque chose, Commandant ?
Le commandant: (piqué) Vous savez bien que je suis un malade!
La comtesse: (mielleuse) Oh! Mais nous disions cela pour rire! (le commandant est peu convaincu)
Le mousse: Elle la lui a donnée, Commandant ?
Le commandant: Non, pas encore. Elle a toujours son poing dans sa poche. Ah! Ah! Il se passe quelque chose…
Le docteur: (attrapant les jumelles) Donnez ça.
Le commandant: ( ne cédant pas) Attendez, attendez… Le marchand de journaux sort son portefeuille… oui, c’est ça. Il l’ouvre, en sort… un papier ?
Le docteur: Un billet sans doute.
La comtesse: De combien ?
Le commandant: Il le tend à la fille. Elle sort sa main de sa poche, l’ouvre et fait voir au marchand de journaux ce qu’il y a dedans. Il regarde, prend la chose…
La comtesse: Mais qu’est- ce que c’est ?
Le docteur: Regardez, bon sang!
Le commandant: (toujours sur le ton descriptif) Il la met dans sa poche et se frotte les mains. Et voilà. Il a l’air bien content, ma foi. (il baisse les jumelles – au docteur, narquois) Eh! bien , Docteur, qu’y a-t-il ? Vous n’avez pas bonne mine. Oh! Vous filez un mauvais coton, vous.
Le docteur: (agacé) Oh! Ça suffit.
La comtesse: Mais enfin, vous n’avez pas vu ce qu’elle lui a donné ?
Le commandant: Non, pourquoi ?
Le docteur: (retrouvant son sang-froid) Ne vous inquiétez donc pas, Comtesse. Pourquoi attacher de l’importance à des gestes si anodins ? (il sort sa montre et la regarde) Allez, venez. Je crois que c’est l’heure de notre promenade.
3 juin 2011
Jeu idiot
Pléonasmes
Tout le monde connaît monter en haut, sortir dehors... mais essayons d'en inventer d'autres.
s'assoupir en dormant
tabasser brutalement
un crétin de connard
Ce qui peut donner d'ailleurs: Après avoir tabassé brutalement ce crétin de connard, il s'assoupit en dormant.
Jeu: à vous d'en inventer.
30 mai 2011
Eléphant rose
Un éléphant se balançait
Cric-crac
Sur une assiette de faïence
Et comme ce jeu-là lui plaisaitCric-crac
Avec un autre il recommence
Et cric et crac
L’assiette est cassée
La pauvre assiette
Elle est en miettes
Les éléphants
Sont sur le flanc
Il faudra faire
Une civière
Pour ramasser
Les éléphants
Ran-tan-plan
Deux éléphants se balançaient
Cric-crac...
Qui a, comme moi, appris cette chanson bien idiote en colonie de vacances ?
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