26 novembre 2011

Devinette


C'est où, ça ?

Indice 1 : Ce n'est pas mon continent.
Indice 2: Une grande ville d'Amérique du Nord.
Indice 3: Alors, les Québécois, vous êtes mous de la cervelle ?
Indice 4:  C'est pour rire. On peut bien, non ?

11 novembre 2011

Poilus




Aujourd'hui, 11 novembre,
je regarde l'heure pour décider
si je vais à la première séance
de cinéma et je lis:
14.18

Trop tard, c'est fini !

6 novembre 2011

Jeu idiot

Il ne faut pas confondre:

             une carte indéchirable
          une carte  indéchiffrable

             un pot de colle
             un lot de molles

             un cornet de sorbet
             un connard absorbé

             un fuseau horaire
             un puceau lunaire

             un lieu d'aisance
             un vieux sans décence

             un cône de basalte
             une conne en bas-âge

                                 à vous...



            

31 octobre 2011

Peinture idiote

Meunier, tu dors

Huile sur toile              46 X38           2011

23 octobre 2011

Jeu idiot



Mon araignée au plafond

   Hier soir, comme tous les soirs, il y avait une araignée à mon plafond. D’accord, je vous entends déjà ricaner que vous le saviez depuis longtemps que j’avais une araignée au plafond. Mais je vous ferais humblement remarquer que les matins elle n’y est plus. Alors, hein ?
   Bon, donc hier soir, comme tous les soirs, je contemplais mon araignée au plafond et me demandais pourquoi je ne la voyais jamais le matin. D’habitude, les araignées, ça s’installe, tisse sa toile, et attend les mouches imprudentes. Je décidai donc de lui poser la question.
   Vous allez encore me dire que décidément, l’araignée au plafond, vous voyez bien ce que c’est. Attendez plutôt la suite.
   - Dis donc, toi là-haut, je voudrais que tu m’expliques un truc.
   Aucune réaction. L’araignée continuait à se lécher les pattes, du moins c’est l’impression qu’elle donnait. Alors, j’insistai.
   - Oui, c’est bien à toi que je parle. Je voudrais savoir pourquoi tu es là tous les soirs et jamais le matin.
   L’araignée haussa ses huit épaules comme si ma question était idiote.
   - C’est pas normal, ajoutai-je pour bien lui montrer que j’avais de la suite dans les idées, c’est pas normal que tu te déplaces sans arrêt.
   - Et toi, me répondit-elle avec agacement, tu restes peut-être accrochée au plafond toute la sainte journée !
   J’imagine que ce qui vous étonne, c’est que l’araignée m’ait répondu. En gros, les araignées, ça ne parle pas, je sais. Mais moi, ce qui me stupéfia, c’est le bon sens de sa remarque. C’est vrai ça, pourquoi je resterais accrochée au plafond toute la sainte journée ? Vous le faites, vous ? Vous voyez bien. Comme ce serait inconfortable ! Pas moyen de se reposer. Et puis, comment faire pour manger, aller au boulot, se laver les dents ?…
   Je repris la conversation, bien décidée à prolonger cet échange fructueux.
   - Oui, mais toi, c’est pas pareil. Tu es une araignée quand même.
   Elle me lança un regard chargé de mépris et de pitié et me balança avec suffisance:
  - Et alors, tu n’as jamais vu une araignée se laver les dents ?
 
 Que répondre à cela ?

                 Jeu:  Qu'auriez-vous répondu ?

20 octobre 2011

Vive la vie



Le chien n'aboiera plus
             Poil au cul
Les caravanes passeront
             Poil au menton

15 octobre 2011

Jeu idiot

Moi, je m'en balance                    Huile sur toile             46X55       2011

Moi, je m'en balance
Mon lit est assez grand
Pour des milliers d'amants 
                 (Barbara - Moustaki)
              Jeu: Il existe certainement des tas de chansons comportant le mot balance.
                          à vous d'en citer d'autres
 

8 octobre 2011

Théâtre idiot

Fluctuat, fluctuat...                (extrait 5)

Eh! Il faut suivre!


Le commandant: Dis-donc, toi, viens voir là. Tu m’as l’air d’en savoir long sur cette affaire.
Le mousse: (il s’approche) Quelle affaire, Commandant ?
Le commandant: Quelle affaire, quelle affaire! Tu le sais très bien! Ces vis! Nom de dieu !
Le mousse: Ah! oui, les vis.
Le commandant: (montrant ses chaussures du doigt) Chaussures! (un temps – en colère) Chaussures! (le mousse s’agenouille devant lui, sort un chiffon de sa poche, crache sur les chaussures et les astique – le commandant semble en jouir fortement) Allez, raconte… ces vis, d’où viennent-elles ?
Le mousse: (frottant) Si elles sont neuves, elles viennent de chez un quincailler, si elles ont déjà servi on les a extirpées des trous dans lesquels elles étaient vissées.
Le commandant: Ce n’est pas ce que je te demande, crétin !
Le mousse: Si elles sont neuves, le cas n’est pas intéressant. Éliminons-le. Donc, nous disons qu’elles sont usagées. Pour savoir d’où elles viennent, il faudrait connaître leur longueur. (relevant la tête) De quelle longueur, Commandant ?
Le commandant: (agacé) Ah! quelle importance!
Le mousse: (toujours frottant) Disons, de longueur… indéterminée. Ces vis peuvent provenir d’un appareil quelconque que l’on aura démonté: séchoir à cheveux, machine à coudre, bicyclette…
Le commandant: Après!
Le mousse: Ou bien, elles étaient vissées directement dans une planche, un mur, une pièce métallique…
Le commandant: T’as pas fini, non ? (  en colère) Tu sais parfaitement d’où elles viennent.
Le mousse: Décidons-nous pour… un appareil, ou plutôt un objet métallique. Reste à savoir quel objet. Grand, petit, isolé ou bien faisant partie d’un tout ?
Le commandant: Isolé, sûrement.
Le mousse: Vous avez raison, Commandant. Un petit objet sans doute. Voyons, lequel ?… Un réveil, un  rasoir, un couteau de poche particulièrement compliqué, une lampe électrique, une boîte…
Le commandant: Une boîte ?
Le mousse: Boîte à sucre, boîte à outils, coffre, coffret…
Le commandant: Un coffret, c’est ça.
Le mousse: Nous disons un coffret. Bien, à présent, à qui a appartenu ce coffret ?. A Adèle, au marchand de journaux, au docteur, à la comtesse, au comte ?
Le commandant: Au comte , Pourquoi au comte ?
Le mousse: Simple supposition. Il ne faut éliminer aucune possibilité.
Le commandant: Bon, alors va pour le comte.
Le mousse: Eh bien voilà Commandant, j’ai répondu à votre question. Ces vis proviennent d’un coffret qui a appartenu à défunt le Comte de Briffard. (se levant et montrant la place qu’il vient de quitter) A vous maintenant. ( en colère) A vous!
Le commandant: Mais ?…
Le mousse: (il a un geste autoritaire – le commandant s’agenouille à son tour et prend le chiffon) Allez! (le commandant se met à astiquer les chaussures du mousse) Bien. Alors, dites-moi donc, Commandant, comment les vis du coffret du comte sont-elles parvenues entre les mains du marchand de journaux ?
Le commandant: (idiot) Beuh… j’en sais rien.
Le mousse: Commandant, un petit effort, vite !
Le commandant: Le comte a pu donner lui-même les vis au marchand de journaux.
Le mousse: Idiot. Pourquoi le comte aurait-il démonté son coffret pour aller ensuite en donner les vis à un commerçant avec lequel il devait avoir peu de rapports ?
Le commandant: Oui. (pour réfléchir il s’arrête de frotter)) Une tierce personne a peut-être démonté le coffret et porté les vis au marchand de journaux.
Le mousse: Mieux. Mais pourquoi avoir démonté le coffret ?
Le commandant: Parce qu’on ne pouvait plus l’ouvrir. La serrure était bloquée ou la clé égarée.
Le mousse: Vous êtes en progrès, Commandant. Ou la clé était en la possession du comte et celui-ci ne voulait pas la céder.
Le commandant: C’est plutôt ça. En somme, celui qui a démonté le coffret l’a fait contre la volonté du comte.
Le mousse: Oui. Pourquoi ?
Le commandant: Pour le voler. (content de lui) Oui, c’est sûrement ça. Ce coffret devait contenir quelque chose de précieux, de l’argent peut-être, et le voleur qui n’avait évidemment pas la clé a été obligé de le démonter.
Le mousse: Hé là, hé là ! doucement, Commandant. Après tout, ce ne sont que des suppositions. Ces vis peuvent très bien venir d’un briquet que le comte a porté au marchand de journaux pour qu’il le répare.
Le commandant: Ah! non. On est arrivé à quelque chose d’intéressant, ne venez pas tout détruire avec… (se reprenant) Ne détruis pas tout avec ta sale logique.
Le mousse: Et la sixième vis, celle qu’avait Adèle? Vous y avez pensé ?
Le commandant: Oh! Tu me fatigues.


 

2 octobre 2011

Jeu idot


Un porc-épic qui pique
huile sur carton   50X38  2011

    un porc-épique
    un port épique
    un sport hippique
    un bord à pic
    un fort antique
    un sort mythique
    un cor accoustique
    un lord à tics...
                                   à vous...
   


26 septembre 2011

Roman-Photo (12,13,14)

Pour ceux qui auraient malencontreusement raté la couverture de ce merveilleux roman-photo j'en rappelle le titre si subtil:

                                                 Siamois, y'a aussi l'autre

























17 septembre 2011

Roman-photo ( 1 et 2)

   Ce roman-photo a été réalisé en 1998. Nos moyens techniques de l’époque ne nous ont permis que la photo argentique et le noir et blanc, d’où la mauvaise qualité des images. Nos moyens intellectuels étant tout aussi primitifs le résultat est parfaitement débile, ce qui justifie sa place dans ce blog voué à l’idiotie.
   Mais qu’est-ce qu’on s’était marré !
   Les participants sont : Anne-Marie Beeckman, Anne Marbrun, Antoine Peuchmaurd, Guillaume Peuchmaurd, Pierre Peuchmaurd (dans un rôle étonnant), Etienne Simon, Hervé Simon, Monique Simon et le chien Léo.



12 septembre 2011

Roman-photo


Qui peuvent bien être les auteurs-interprètes de cet étonnant roman-photo ?
Si vous donnez au moins trois noms justes, vous aurez peut-être droit à sa publication.

4 septembre 2011

Barbe Verte


    Il était une fois un homme fort riche qui ne manquait pas de carrosses tout dorés et de demeures remplies de meubles délicats, de vaisselle d’or et d’argent, de garde-robes regorgeant de merveilles, vous voyez le topo. Seulement voilà, il était affublé d’une barbe verte qui lui donnait un air de moisissure avancée et lui ôtait tout pouvoir de séduction. Cependant il voulait se marier, alors ayant bien tout calculé dans sa tête verte, il invita une dame voisine et ses deux filles, et plusieurs jours durant il les fit profiter de ses richesses jusqu’à ce que la cadette trouve que finalement le vert ne lui allait pas si mal que ça. Le mariage fut vite conclu et chacun semblait y trouver son compte, la chair fraîche pour l’un, la fortune pour l’autre. Bon, mais vous ne l’ignorez pas, bientôt les choses allaient se gâter.
    BarbeVerte annonça à sa jeune épousée qu’il allait s’absenter pendant six semaines et il lui confia les clés de la maison. Libre à elle de trifouiller dans tous les tiroirs à richesses, de manger dans les assiettes en or, de se vêtir de soieries éblouissantes, de se baigner dans les rivières de diamants, mais interdiction formelle d’ouvrir le petit cabinet au fond du couloir.
    Le coup de la tentation.
   Il savait ce qu’il faisait, le bougre. Dès que son horrible barbe verte eut disparu à l’horizon, la jeune écervelée se rua sur la clé du petit cabinet. La curiosité, quel vilain défaut, était trop forte, il fallait qu’elle sache, mettez vous à sa place, ce qu’il y avait dans ce foutu cabinet. Elle introduisit donc la petite clé dans la serrure et… ne me dites pas que vous ne savez pas la suite…ouvrit et… ne vit rien parce que le cabinet était plongé dans le noir. Cependant ses jolis yeux de biche s’étant habitués à l’obscurité, la malheureuse découvrit que le plancher était couvert de sang caillé, et que ce sang provenait des corps de sept femmes égorgées et accrochées au mur.
    Il y a de quoi avoir les jetons, non ?
   Un, je manque m’évanouir et je lâche la clé qui tombe dans le sang caillé. Deux, je me ressaisis un peu, je referme la porte et monte m’allonger sur un douillet sofa. Trois, merde, cette putain de clé est tachée de sang et plus je la nettoie, plus il y en a.
    Et voilà que BarbeVerte revient bien plus tôt que prévu, le fourbe, et voit immédiatement que sa femme lui a désobéi.
    C’est la cata. Il ne peut que l’égorger comme il a fait pour les autres fouines. La malheureuse s’affole. Non!  Non ! Epargnez-moi, je ne le ferai plus et tout le tintouin. Barbe-Verte reste inflexible, elle doit y passer comme les autres . Alors, laissez-moi au moins prier pour ma pauvre âme. O.K., un quart d’heure.
    L’épouse trop curieuse en profite pour rameuter immédiatement la famille. Elle appelle sa sœur, Anne dans le civil, et la charge de surveiller du haut de la tour l’arrivée des frangins. Et commence le fameux refrain : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? L’aînée, un peu bigleuse sans doute voyait que couic et ne savait que répondre comme une andouille : Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. C’était pas ce qu’on lui demandait, et comme BarbeVerte aiguisait son coutelas au bas des marches, ça urgeait.
    Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
    Amène-toi que je te tue.
    Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie.
Comme ça pendant un quart d’heure.
    Bon. A la fin, tout le monde se lasse de cet insoutenable suspense. Les frangins se pointent avec leurs grandes épées, BarbeVerte qui n’avait pas grand chose dans la culotte essaie de s’enfuir, les frangins le rattrapent et lui transpercent la bedaine.


    Moralité : Je viens enfin de comprendre ce qu’est un cabinet de curiosités.

31 août 2011

Pierre Peuchmaurd


Cette très belle revue contient 40 pages consacrées à Pierre Peuchmaurd, présentées par Jean-Yves Bériou et accompagnées de dessins de Guylaine Bourbon, de photographies de Nicole Espagnol et de gravures de Jean-Pierre Paraggio.
Le reste de la revue est tout aussi intéressant. Une mention spéciale pour les magnifiques photos de Pierre Bérenger.
Vous pouvez la commander à son rédacteur: 
Jean-Christophe Belotti,
7 rue de la Houzelle,
77250 Veneux-les-Sablons
pour 20 euros seulement.