17 septembre 2011

Roman-photo ( 1 et 2)

   Ce roman-photo a été réalisé en 1998. Nos moyens techniques de l’époque ne nous ont permis que la photo argentique et le noir et blanc, d’où la mauvaise qualité des images. Nos moyens intellectuels étant tout aussi primitifs le résultat est parfaitement débile, ce qui justifie sa place dans ce blog voué à l’idiotie.
   Mais qu’est-ce qu’on s’était marré !
   Les participants sont : Anne-Marie Beeckman, Anne Marbrun, Antoine Peuchmaurd, Guillaume Peuchmaurd, Pierre Peuchmaurd (dans un rôle étonnant), Etienne Simon, Hervé Simon, Monique Simon et le chien Léo.



12 septembre 2011

Roman-photo


Qui peuvent bien être les auteurs-interprètes de cet étonnant roman-photo ?
Si vous donnez au moins trois noms justes, vous aurez peut-être droit à sa publication.

4 septembre 2011

Barbe Verte


    Il était une fois un homme fort riche qui ne manquait pas de carrosses tout dorés et de demeures remplies de meubles délicats, de vaisselle d’or et d’argent, de garde-robes regorgeant de merveilles, vous voyez le topo. Seulement voilà, il était affublé d’une barbe verte qui lui donnait un air de moisissure avancée et lui ôtait tout pouvoir de séduction. Cependant il voulait se marier, alors ayant bien tout calculé dans sa tête verte, il invita une dame voisine et ses deux filles, et plusieurs jours durant il les fit profiter de ses richesses jusqu’à ce que la cadette trouve que finalement le vert ne lui allait pas si mal que ça. Le mariage fut vite conclu et chacun semblait y trouver son compte, la chair fraîche pour l’un, la fortune pour l’autre. Bon, mais vous ne l’ignorez pas, bientôt les choses allaient se gâter.
    BarbeVerte annonça à sa jeune épousée qu’il allait s’absenter pendant six semaines et il lui confia les clés de la maison. Libre à elle de trifouiller dans tous les tiroirs à richesses, de manger dans les assiettes en or, de se vêtir de soieries éblouissantes, de se baigner dans les rivières de diamants, mais interdiction formelle d’ouvrir le petit cabinet au fond du couloir.
    Le coup de la tentation.
   Il savait ce qu’il faisait, le bougre. Dès que son horrible barbe verte eut disparu à l’horizon, la jeune écervelée se rua sur la clé du petit cabinet. La curiosité, quel vilain défaut, était trop forte, il fallait qu’elle sache, mettez vous à sa place, ce qu’il y avait dans ce foutu cabinet. Elle introduisit donc la petite clé dans la serrure et… ne me dites pas que vous ne savez pas la suite…ouvrit et… ne vit rien parce que le cabinet était plongé dans le noir. Cependant ses jolis yeux de biche s’étant habitués à l’obscurité, la malheureuse découvrit que le plancher était couvert de sang caillé, et que ce sang provenait des corps de sept femmes égorgées et accrochées au mur.
    Il y a de quoi avoir les jetons, non ?
   Un, je manque m’évanouir et je lâche la clé qui tombe dans le sang caillé. Deux, je me ressaisis un peu, je referme la porte et monte m’allonger sur un douillet sofa. Trois, merde, cette putain de clé est tachée de sang et plus je la nettoie, plus il y en a.
    Et voilà que BarbeVerte revient bien plus tôt que prévu, le fourbe, et voit immédiatement que sa femme lui a désobéi.
    C’est la cata. Il ne peut que l’égorger comme il a fait pour les autres fouines. La malheureuse s’affole. Non!  Non ! Epargnez-moi, je ne le ferai plus et tout le tintouin. Barbe-Verte reste inflexible, elle doit y passer comme les autres . Alors, laissez-moi au moins prier pour ma pauvre âme. O.K., un quart d’heure.
    L’épouse trop curieuse en profite pour rameuter immédiatement la famille. Elle appelle sa sœur, Anne dans le civil, et la charge de surveiller du haut de la tour l’arrivée des frangins. Et commence le fameux refrain : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? L’aînée, un peu bigleuse sans doute voyait que couic et ne savait que répondre comme une andouille : Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. C’était pas ce qu’on lui demandait, et comme BarbeVerte aiguisait son coutelas au bas des marches, ça urgeait.
    Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
    Amène-toi que je te tue.
    Je vois le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie.
Comme ça pendant un quart d’heure.
    Bon. A la fin, tout le monde se lasse de cet insoutenable suspense. Les frangins se pointent avec leurs grandes épées, BarbeVerte qui n’avait pas grand chose dans la culotte essaie de s’enfuir, les frangins le rattrapent et lui transpercent la bedaine.


    Moralité : Je viens enfin de comprendre ce qu’est un cabinet de curiosités.

31 août 2011

Pierre Peuchmaurd


Cette très belle revue contient 40 pages consacrées à Pierre Peuchmaurd, présentées par Jean-Yves Bériou et accompagnées de dessins de Guylaine Bourbon, de photographies de Nicole Espagnol et de gravures de Jean-Pierre Paraggio.
Le reste de la revue est tout aussi intéressant. Une mention spéciale pour les magnifiques photos de Pierre Bérenger.
Vous pouvez la commander à son rédacteur: 
Jean-Christophe Belotti,
7 rue de la Houzelle,
77250 Veneux-les-Sablons
pour 20 euros seulement.


22 août 2011

Jeu idiot


Que ceux qui comme moi ont déjà vu une licorne lèvent le doigt.
Mais attention, il faut dire où, quand et en quoi. Sinon, c'est de la triche.

11 août 2011

Devinette


                                    Quel est le nom de cette chose étrange ?

5 août 2011

Jeu idiot

                                                                 Pile ou face ?




Jeu:   File ou passe
                  Pâle aux fesses
           Fils au poil

                      à vous…
                                                            
    
            


               
      

               
                                                  



9 juillet 2011

Jeu idiot

Les trois petits cochons








    Vous connaissez les trois petits cochons qui voulaient prendre le large et construire chacun sa maison. Le premier la fit en paille, le deuxième en bois, le troisième (un peu moins con que les autres) en briques. Et le loup, va que je te souffle et que je te resouffle et les deux plus crétins de se réfugier chez le troisième.
   Bon, voilà le loup furibard de ne pouvoir faire s’envoler la maison en briques et se taper le petit salé qu'il avait mis à son menu. Alors il réfléchit et pendant que les trois petits cochons se payent sa tête il va s’enquérir d’une échelle et grimpe sur le toit. Ça finit mal pour lui puisqu’il descend par la cheminée mais tombe dans la marmite d’eau bouillante préparée pour sa venue et se pèle le derrière en hurlant sa rage de loup déchu brutalement de  son statut de dominant.
    Et alors ?
    Imaginons un instant que le troisième petit cochon soit aussi bête que les deux autres et qu’il ait construit sa maison par exemple en fleurs de pissenlits, histoire de mettre une touche jaune dans le paysage. Le loup l’aurait soufflée comme les autres et se serait tapé le petit salé.
    Et alors ?
     Alors le happy-end aurait été pour le loup et tous les petits enfants du monde auraient sangloté en entendant cette fin cruelle.
    Et alors ? C’est pas pire que la grand-mère dans le ventre de l’autre loup et on s’en est bien remis, non ?

      Sondage :  Vous préférez : 1. les petits cochons
                                                      2. le loup
                                                      3. je m’en fous
                                                      4. moi aussi, c’était juste pour écrire une nouvelle idiotie.

4 juillet 2011

Noirmoutier , indice


         Le même chenal, photographié au même moment, mais en sens inverse.
         Ceci dit, vos réponses m'enchantent.

30 juin 2011

22 juin 2011

Mer


Je pars quelques jours sur l'océan.
                    A bientôt.

13 juin 2011

Jeu idiot

Est-ce grave ?                   huile sur toile   50x70

Jeu:    1) Qui est l'assassin ?
             2) Quel est le mobile ?
             3) Quel est le nom du cochon ?

9 juin 2011

Théâtre absurde

                                   Fluctuat, fluctuat (Anne Marbrun)               Extrait 4




(le mousse va vers le bastingage, prend les jumelles et regarde un moment – les trois autres gardent leur attitude – le mousse regardant toujours se met à rire, d’abord doucement, puis de plus en plus fort)

Le commandant: (augmentant progressivement le volume de sa voix) Héééé là, qu’est-ce qui te faire rire moussaillon ?
Le mousse: C’est Adèle.
Le commandant: Adèle ?
Le mousse: Oui, l’employée du coiffeur. Elle parle avec le marchand de journaux sur le trottoir. Elle fait de ces mines! Je crois bien qu’elle veut le séduire. (à ces mots le docteur et la comtesse se sont levés d’un bloc)
Le docteur: (arrachant les jumelles des mains du mousse) Donne! (il regarde un moment puis les repose en haussant les épaules) Pff! Aucun intérêt.
Le mousse: (d’un air entendu) Ah! Je crois que vous n’avez pas bien regardé, Docteur. Adèle, la belle Adèle, mérite qu’on la regarde mieux.(le docteur est partagé entre le mépris et la curiosité) Vous voyez la main qu’elle a dans la poche de sa blouse… son poing est fermé… il n’est pas fermé sur le vide… Qu’est-ce qui peut bien tenir dans un poing fermé ?… (le docteur regarde à nouveau – la comtesse essaie de regarder aussi) Un objet petit, petit mais précieux pour qu’on le serre comme ça…
La comtesse: (au docteur – bas) Vous croyez que c’est ça ?
Le docteur: Taisez-vous.
Le mousse: Voyons, nous disions un petit objet… Une bille peut-être ? Non. Pourquoi Adèle aurait-elle une bille dans la main ? Alors… une lame de rasoir ? Non, ça la couperait. Une punaise ? Un sucre ? bonbon ? un caramel ?un nougat ? Une bague qu’elle veut offrir au marchand de journaux ? C’est peu probable. Une noix ? Une pièce ? Un bouchon ? Une capsule ? Une pointe? Une vis ? Un écrou ?
Le commandant: (se réveillant soudain et criant) Une vis ! C’est ça !
(tous se tournent vers lui)
Le mousse: Pourquoi ?
Le commandant: (désemparé) Euh… je sais pas, moi. Vous parliez de vis tout à l’heure.
Le mousse: On parlait de vis ? Qui parlait de vis ?
Le commandant: ( embarrassé) Mais… euh…
Le docteur: Vous dites n’importe quoi, Commandant.
Le commandant: Comment ?! mais…
La comtesse: C’est vrai, jamais personne n’a parlé de vis. Vous êtes ivre.
Le commandant: (scandalisé) Ah! ben, ça alors.
Le mousse: Ne lui en veuillez pas, c’est cette épidémie qui le rend bizarre.
Le commandant: (dans un sursaut) Épidémie ! Quelle épidémie ?
Le mousse: Vous voyez.
La comtesse: Il n’est pas atteint au moins ?
Le docteur: Non, la peste est une maladie physique.
La comtesse: (acquiesçant) Ah! oui. Lui, c’est plutôt…
        (le mousse et le docteur acquiescent de la tête – ils prennent tous trois des airs entendus)
Le commandant: (se lève et va prendre les jumelles – dans ses dents) Ouais. Ouais, ouais. (les autres le regardent – il hoche la tête – le docteur ne peut cacher sa curiosité)
Le docteur: (s’approche, hésite, puis) Que voyez-vous ? (le commandant ne répond pas)
La comtesse: Vous voyez quelque chose, Commandant ?
Le commandant: (piqué) Vous savez bien que je suis un malade!
La comtesse: (mielleuse) Oh! Mais nous disions cela pour rire! (le commandant est peu convaincu)
Le mousse: Elle la lui a donnée, Commandant ?
Le commandant: Non, pas encore. Elle a toujours son poing dans sa poche. Ah! Ah! Il se passe quelque chose…
Le docteur: (attrapant les jumelles) Donnez ça.
Le commandant: ( ne cédant pas) Attendez, attendez… Le marchand de journaux sort son portefeuille… oui, c’est ça. Il l’ouvre, en sort… un papier ?
Le docteur: Un billet sans doute.
La comtesse: De combien ?
Le commandant: Il le tend à la fille. Elle sort sa main de sa poche, l’ouvre et fait voir au marchand de journaux ce qu’il y a dedans. Il regarde, prend la chose…
La comtesse: Mais qu’est- ce que c’est ?
Le docteur: Regardez, bon sang!
Le commandant: (toujours sur le ton descriptif) Il la met dans sa poche et se frotte les mains. Et voilà. Il a l’air bien content, ma foi. (il baisse les jumelles – au docteur, narquois) Eh! bien , Docteur, qu’y a-t-il ? Vous n’avez pas bonne mine. Oh! Vous filez un mauvais coton, vous.
Le docteur: (agacé) Oh! Ça suffit.
La comtesse: Mais enfin, vous n’avez pas vu ce qu’elle lui a donné ?
Le commandant: Non, pourquoi ?
Le docteur: (retrouvant son sang-froid) Ne vous inquiétez donc pas, Comtesse. Pourquoi attacher de l’importance à des gestes si anodins ? (il sort sa montre et la regarde) Allez, venez. Je crois que c’est l’heure de notre promenade.



3 juin 2011

Jeu idiot

Pléonasmes

Tout le monde connaît monter en haut, sortir dehors... mais essayons d'en inventer d'autres.
       s'assoupir en dormant
         tabasser brutalement
         un crétin de connard

Ce qui peut donner d'ailleurs: Après avoir tabassé brutalement ce crétin de connard, il s'assoupit en dormant.

Jeu: à vous d'en inventer.      

30 mai 2011

Eléphant rose




                                                           Un éléphant se balançait
                                                                          Cric-crac

                                                           Sur une assiette de faïence
                                                           Et comme ce jeu-là lui plaisait
                                                                         Cric-crac
                                                          Avec un autre il recommence

                                                          Et cric et crac
                                                          L’assiette est cassée
                                                          La pauvre assiette
                                                          Elle est en miettes
                                                          Les éléphants
                                                          Sont sur le flanc
                                                          Il faudra faire
                                                          Une civière
                                                          Pour ramasser
                                                          Les éléphants
                                                          Ran-tan-plan

                                                         Deux éléphants se balançaient
                                                                       Cric-crac...



                         Qui a, comme moi, appris cette chanson bien idiote en colonie de vacances ?

22 mai 2011

Jeu idiot

                                                           Chose vue ( si, si )

   C’est l’histoire d’une guêpe qui a perdu son self-control. Elle était en train de butiner sur les fleurs d’un réséda. Vous savez, ça sent fort un réséda, il y a même des gens qui craignent cette odeur. Elle butinait, butinait et dégringola d’une fleur sur une autre. Peut-être qu’il sentait trop fort ce réséda , je sais pas, moi. Trop fort pour une guêpe de petite taille (taille de guêpe) ou qu’elle avait trop butiné, toujours est-il qu’elle ne tenait plus debout et que tombant de fleur en fleur, elle finit par atterrir sur le balcon.
   La voilà sur le dos, agitant ses pattes en l’air comme une vulgaire mouche.
   - Guêpe, lui dis-je, reprends-toi. Sinon je vais être obligée de t’écraser pour que mon chat ne te mange pas.
   Rien. Et que je te pédale dans le vide, et que j’agite mais ailes inutilement.
   - Allons, guêpe, tu es ridicule. Oublierais-tu ton rang aristocratique pour te livrer à ces gesticulations si peu élégantes ?
   C’est alors que j’entendis une toute petite voix, petite mais très claire, qui me disait : Va te faire foutre.
   Craignant pour moi une sénilité précoce, je m’accroupis près d’elle pour vérifier la chose. Tandis qu’elle continuait à s’agiter sottement, j’eus l’impression qu’elle me regardait de travers, et que n’entendis-je pas alors ?
   Si je te pique, tu rigoleras moins, vieille peau.
   Je me redressai, tout de même un peu vexée (pour la vieille peau) et observai un moment les autres guêpes dans l’espoir, vain sans doute, de trouver une explication à ce mystère. Elles butinaient tranquillement le réséda, sans faire d’histoires.
   Quand mes yeux se reportèrent sur l’agitée mal élevée… disparue. Elle avait disparu ! Et que croyez-vous qu’il se passât alors ?

          C’est à vous de le dire.


16 mai 2011

11 mai 2011

Jeu idiot

Un voyage instructif      Huile sur toile   50X70   2008


Jeu:   Quelle est la destination des voyageurs ?
           A quoi pense chacun d'eux ?

8 mai 2011

La grosse sirène


     La grosse sirène était la dernière de la famille et elle avait déjà vu ses cinq sœurs monter à la surface de la mer. Il lui tardait d’avoir quinze ans pour pouvoir à son tour aller voir à quoi ressemblaient les hommes.
     Ce jour arriva enfin et, pouf, pouf, de trois coups de sa grosse queue elle monta jusqu’à la surface et ses yeux émerveillés découvrirent un superbe voilier sur lequel on fêtait l’anniversaire du jeune prince. Dieu ! le bel animal, même s’il avait deux jambes. Mais voici que le temps se gâtât et qu’une tempête aussi violente que soudaine secouât le navire en tous sens. Le jeune prince aux deux jambes bascula par-dessus bord et s’enfonça dans l’eau noire. Hélas ! Aussitôt, pouf, pouf , la grosse queue de la grosse sirène ondula de toutes ses forces pour rejoindre le beau prince qui se trouva ainsi sauvé et déposé sur le rivage.
     La grosse sirène dut retourner au château de son père, le roi de la mer, mais c’en était fait, son gros cœur était pris pour toujours.
     Seulement voilà, comment séduire un prince à deux jambes quand on est une princesse à grosse queue   La malheureuse n'eut d'autre recours que la terrible magie de la sorcière des mers. La vieille chameau accepta de transformer sa queue en jambes, mais exigea comme prix du breuvage magique que la donzelle lui donnât sa langue. Impossible désormais de parler et de chanter. Nantie de ses jambes toutes neuves, la grosse sirène remonta à la surface de la mer où elle retrouva le beau voilier et son beau prince. Elle y fut bien accueillie mais, devenue muette, elle ne put expliquer au prince que c’était elle qui lui avait sauvé la vie. Il ne lui restait pour le séduire qu’à danser et toujours danser, ses bourrelets tressautant gracieusement. Mais comme le lui avait prédit la sorcière, chaque pas était pour elle une torture, c’était comme si ses jolis gros pieds tout neufs marchaient sur des aiguilles de cristal.
     Le prince l’aimait bien, mais pas assez et la grosse sirène savait que s’il ne l’aimait pas d’amour elle ne survivrait pas et serait transformée en écume de mer.
     Et voilà qu’un mauvais jour on amena au prince une jolie princesse, avec de vraies jambes, pour qu’il l’épousât. Et pire encore, il en tomba amoureux et l’épousa tout à fait. Las ! Notre grosse sirène n’eut plus qu’à se jeter dans la mer où elle fut transformée en écume.
    Toute une soupière d’écume.